Oh, la bonne chose que de vivre ! On ne se doute pas du plaisir qu'il y a dans cet acte simple : respirer...
Comment oublier cette certitude d'être indispensable à tous, et cela sans orgueil !
Le désir sexuel est une faim de l'autre, et ressemble par bien des côtés à une pulsion cannibalesque.
Le seul esprit libre et indépendant est celui qui ne se soucie pas des conséquences quand il a la certitude d'avoir été fidèle à ses valeurs.
Le calcul que vous trouvez si mauvais est pourtant celui de toutes les passions. Des années entières de poursuite, pour la jouissance d'un moment.
Si j'étais immortel, j'inventerais la mort pour avoir du plaisir à vivre.
L'enfer n'existe peut-être pas. L'enfer, c'est peut-être simplement d'être obligé d'écouter vos grands-parents respirer quand ils mangent un sandwich...
Dépêche toi de vivre, ou dépêche toi de mourir. C'est fichtrement vrai. Brooks était ici, Red aussi. Pour la deuxième fois de ma vie je suis coupable d'un crime : violation de liberté conditionnelle. Mais je doute quand même qu'ils aillent [...] ► Lire la suite
Tant que j'ai la santé et la force, je travaillerai avec plaisir tous les jours.
La meilleure odeur au monde est celle de l'homme que vous aimez.
A partir du moment où le plaisir des autres nous fait plaisir, les bons sentiments deviennent suspects.
On ne peut pas vivre sans respirer. Or l'âme aussi a besoin de respirer et de manger. Sa respiration, c'est la prière, et sa nourriture, c'est la sainte eucharistie.
Celui qui sait ne doute pas; celui qui est bon n'est pas inquiet; celui qui est brave n'a pas peur.
C'est dans le plaisir - mémoire du passé ou espoir en l'avenir - que le sage se régénère.
Le plaisir que nous avons en vue est caractérisé par l'absence de souffrances corporelles et de troubles de l'âme.
La jouissance n'est pas toujours le point culminant de la volupté. Mais on n'ose pas en convenir de peur de froisser son partenaire, lequel pense peut-être de même.
Je me sens comme l'oiseau chanteur dont on a brutalement arraché les ailes et qui, dans l'obscurité totale, se cogne contre les barreaux de sa cage trop étroite. "Sortir, respirer et rire", entends-je crier en moi, je ne réponds même [...] ► Lire la suite
C'est un plaisir royal de faire le bien quand les ignorants croient que c'est le mal que vous faites.
On croit au sang qui coule, et l'on doute des pleurs.
Ecrire, c'est changer le signe des choses, transformer la douleur passée en jouissance présente, faire de l'art avec la mort.
Qui peut dire avec certitude qu'il vivra demain ?
Le doute est une maladie. Il infecte l'esprit, créant une défiance des motifs, des gens et de ses propres perceptions.
Pour l'homme, la tranquillité de l'âme provient de la modération dans le plaisir et de la mesure dans le genre de vie.
Ecrire, c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au coeur des mots.
L'âme, c'est la vanité et le plaisir du corps tant qu'il est bien portant, mais c'est aussi l'envie d'en sortir, du corps, dès qu'il est malade ou que les choses tournent mal.
La honte que cause l'amour est comme sa douleur : on ne l'éprouve qu'une fois. On peut encore la feindre après ; mais on ne la sent plus. Cependant le plaisir reste, et c'est bien quelque chose.
Le mysticisme est le refuge classique de ceux qui se mettent en doute et n'arrivent plus à supporter le matérialisme ambiant.
La foi, c'est prier un doute pour qu'il protège des réalités.
- C'est quoi aimer ? - C'est avoir envie de faire plaisir rien que pour le plaisir de faire plaisir.
On répète les médisances, en citant leur auteur, pour s'en donner le plaisir sans danger.
La modestie, c'est l'art de laisser aux autres, le plaisir de découvrir par eux-mêmes, la merveilleuse personne que je suis.