Ecrire, c'est changer le signe des choses, transformer la douleur passée en jouissance présente, faire de l'art avec la mort.
Il faut vivre pour écrire, et non pas écrire pour vivre.
La mort n'existe que pour ceux qui restent.
Ma rage d'aimer donne sur la mort comme une fenêtre sur la cour.
Nous vivons la mort par intermittence et la vie comme un contrat que nous n'avons pas signé.
Pourquoi je bois ? Pour pouvoir écrire de la poésie.
Quand on attaque les autres, il faut accepter d'être attaqué. Ce qu'on n'accepte pas, c'est des fatwas, des menaces de mort ou qu'on envoie deux cocktails Molotov dans la rédaction de "Charlie"...
Jeune, on pense à la mort sans l'attendre ; vieux, on l'attend sans y penser.
La mort un présent béni qu'il faut apprendre à accepter comme quelque chose d'endémique, de quoi on ne peut se détacher...
Beaucoup n'ont pas vécu leur vie, espérant s'en tirer avec la mort d'autrui.
Le découragement est, en toute chose, ce qu'il y a de pire ; c'est la mort de la virilité.
On ne peut jamais écrire ce que l'on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s'élever dans les airs avec le coeur, ils ne font que tomber sur le papier.
De tous les mots que l'on puisse écrire ou dire, les plus tristes sont : "ça aurait pu !"
Le cinéma est un art beaucoup plus périssable que les pyramides.
Est-il rien de si pitoyable au monde que les fonctions de journaliste de province, condamné à ne jamais écrire que des vulgarités pour se mettre au niveau de son public.
Votre agonie est longue, Votre mort est certaine.
C'est la présence de la mort qui donne un sens à la vie.
Une personne indiscrète est comme une lettre ouverte que tout le monde peut lire.
Je voudrais écrire comme je fais mes peintures, c'est-à-dire, comme la fantaisie me prend, comme la lune le dicte.
La mort de l'eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l'eau est infinie.
Dieu ne fit la mort que pour des raisons de commodité.
J'ai travaillé à mon travail,J'ai dormi à mon sommeil,Je suis mort à ma mort,Et maintenant je peux m'en aller.
La mort me passionne comme une chose à éviter.
En silence je t'aime, en secret je t'aime.Tu as su me changer, j'ai appris à t'aimer.Si un jour je meurs et que tu ouvres mon coeur.Il sera écrit en lettre d'or : Je t'aime encore.
Un sybarite du mensonge ne trouve de jouissance dans son art qu'autant qu'il exerce sur des incrédules endurcis.
La mort elle aussi brille par son absence.
Le problème moral des représailles - A-t-on le droit de tuer un homme, fût-ce un ennemi, quand on sait que cet acte entraînera automatiquement la mort d'une cinquantaine d'innocents ? - n'a jamais été résolu.
Jeune à jamais la mort pour qui la reçoit Vierge quand elle se nomme Sans nom quand elle se donne Quelle promise et que de nuits devant toi !
Il faut accepter son âge, avec ces avantages formidables de sagesse, de douceur, de sérénité. Il faut bien accepter la mort aussi...
Il ne faut jamais faire de littérature, il faut écrire et ce n'est pas pareil.
Un monde heureux suscite un art ancré dans l'ici et maintenant.