Une mort manquée a sur le moment un charme unique : celui de nous égaler à l'erreur et aussi de nous précéder dans un passé qui n'a pas été le nôtre.
L'histoire des hommes est une mer immense d'erreurs où l'on voit surnager çà et là quelques vérités mal connues. Qu'on ne s'autorise donc point de ce que la plupart des siècles et des nations ont décerné la peine de mort contre certains crimes.
La mort d'un homme de talent m'attriste toujours, puisque le monde en a plus besoin que le ciel.
Vivre la ville en août, vivre la mer en juin, c'est l'ultime aristocratie et la rare élégance de l'estivant hexagonal.
Par le téléphone ne passe que l'anodin ou le tragique, le bavardage indéfini ou la mort abrupte. Entre les deux, rien.
Il ne buvait pas, il ne fumait pas, il ne mangeait pas et il est mort très jeune, ça lui apprendra.
La mort ne consulte aucun calendrier.
En permettant l'homme, la nature a commis beaucoup plus qu'une erreur de calcul : un attentat contre elle-même.
La suppression de la peine de mort a été une incitation, pour un certain nombre de délinquants, à considérer que les risques qu'ils prenaient en assassinant d'autres personnes étaient faibles. La peine de mort a été supprimée, mais par pour les honnêtes gens !
Un arrêt de mort est surtout un arrêt de vie.
C'est dans la mort qu'on parle le mieux de la vie.
On ne devrait jamais condamner un homme à mort parce que nous ne savons pas ce qu'est la mort.
La mort ne nous livre pas seulement aux vers, mais aussi aux hommes, ils rongent une mémoire, ils la décomposent.
Si mourir pour son prince est un illustre sort, Quand on meurt pour son Dieu, quelle sera la mort !
J'ai tant aimé la vie que j'accepte la mort comme son accomplissement.
En ce moment, je reçois beaucoup de prix : Méditerranée, trophée Marianne, d'autres que j'ai oubliés... Quand les hommages pleuvent, c'est que la mort est proche.
L'absence d'un mort nous inonde de sa présence, et nous le rend encore plus cher.
La mort est un moissonneur qui ne fait pas la sieste.
Le critique assassine l'auteur quand il est vivant, une fois mort le plus souvent il le ressuscite.
Un mort qu'on abandonne est mort deux fois.
Le véritable office de toute foi est de donner à la vie un sens que la mort ne peut détruire.
La mort rend tout d'un intérêt énorme, donne sa valeur à tout, ajoute une dimension à tout.
La mort naturelle est une amie, au fond, pourvu qu'elle ne soit pas trop pressée.
Le dos chargé de bois et le corps tout en eau,Un pauvre bûcheron, dans l'extrême vieillesse,Marchait en haletant de peine et de détresse;Enfin, las de souffrir, jetant là son fardeau,Plutôt que de s'en voir accablé de nouveau,Il souhaite la Mort [...] â–º Lire la suite
Pour qui s'emmerde au trou perdu, la mort du voisin ranime toujours un peu la vie, mettant la joie dans les chaumières où le père noue sa cravate noire des cimetières en fredonnant des javas usées.
Avec les ans, les hommes acquièrent du charme et les femmes de l'âge.
Le sage regarde la vie et la mort comme le matin et le soir.
La douleur est un siècle et la mort un moment.
On ne vit pas plus ou moins longtemps heureux. On l'est. Un point, c'est tout. Et la mort n'empêche rien - c'est un accident du bonheur en ce cas.
Si la mort est un mystère La vie n'a rien de tendre Si le ciel a un enfer Le ciel peut bien m'attendre...
La mort est tellement inéluctable qu'elle prend tout le monde par surprise.