La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
Sans avoir connu les affres de la nuit, un homme ne peut savoir à quel point est douce et chère pour l'oeil et le coeur la lumière du matin.
Je dois vous laisser, ma tombe ferme à minuit. Le mourant vous salue !
Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
Le style reflète une position morale et la forme crée une esthétique personnelle. Dans les deux cas, il est important de maintenir l'indépendance de la pensée et de l'action.
L'art, c'est la plus sublime mission de l'homme, puisque c'est l'exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre.
Le style personnel vient de l'intérieur. C'est quand la femme, son individualité et son esprit se manifestent. Elle utilise des vêtements pour exprimer qui elle est et ce qu'elle ressent.
On ne marche pas vers l'amour : on tombe la tête la première dedans.
La mort est la chose la plus simple qui soit si on évite de philosopher à son sujet.
L'amour, était-ce cette illusion sacrée que l'on désire voir périr avec soi, douce et belle, dans la sécheresse infinie de notre âme ?
La mort propre est irreprésentable. Dans l'inconscient, chacun de nous est convaincu de son immortalité.
Les hommes de coeur même si leurs opinions sont des plus antinomiques, sont toujours capables de dialogue, de compréhension mutuelle et de tolérance. Les hommes moins généreux sont, au contraire, prêts à se haïr à mort pour des futilités.
Un homme mort ne dit pas de mensonges.
Il en est plus d'un qui, à vouloir se hisser sous les feux des projecteurs, s'est retrouvé pendu à la lanterne.
Cybernétique : l'homme est plus apte à imiter la pensée qu'à imiter la vie.
La liberté est l'expression française de l'unité de l'être humain, de la conscience générique et du rapport social et humain de l'homme avec l'homme.
Quand on ne sait pas ce qu'est la vie, comment pourrait-on savoir ce qu'est la mort ?
La seule liberté que nous concède la vie, c'est de choisir nos remords.
C'est la présence de la mort qui donne un sens à la vie.
Ne perdons pas de vue qu'entre l'autorité pratiquement indispensable à tout gouvernement et la liberté légitimement revendiquée par les peuples et les individus, l'exacte mesure est bien malaisée à tracer et à garder. Ce problème est le plus ancien et le plus difficile de la politique.
La vie n'a qu'un temps, la mort a des siècles.
A chaque jour suffit sa peine, à condition que la paye tombe bien en fin de mois.
La liberté n'est qu'un mot ; l'évasion, une chimère. On est son propre geôlier tant qu'on a un coeur.
La situation la plus sûre, c'est celle où l'on n'a pas la liberté de choisir.
La pensée des bras vaut bien la force du cerveau.
Plus encore que la vie La mort nous tient souvent par des liens subtils.
Le buffle laisse sa peau en mourant, l'homme mort laisse sa réputation.
En toute oeuvre d'art, la pensée sort de l'oeuvre, et jamais une oeuvre ne sort d'une pensée.
La pensée s'affaisse aussi bien que les chairs. Et l'esprit se grippe d'être repu. Il ne lui convient que d'être affamé.
C'est une chose bien douce que de pouvoir compter sur une affection comme je compte sur la tienne, comme tu dois compter sur la mienne. Aime-moi toujours bien, ma chère maman : j'en ai besoin et j'espère que je le mérite.
Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie.