Dépêche toi de vivre, ou dépêche toi de mourir. C'est fichtrement vrai. Brooks était ici, Red aussi. Pour la deuxième fois de ma vie je suis coupable d'un crime : violation de liberté conditionnelle. Mais je doute quand même qu'ils aillent jusqu'à barrer les routes pour ça. Pas pour un vieil escroc comme moi. Je suis si excité que j'ai du mal à rester assis ou à garder une idée en tête. Je crois qu'il n'y a qu'un homme libre qui puisse ressentir ça. Un homme libre qui se lance dans un grand voyage dont l'issue est incertaine. J'espère que j'arriverais à passer la frontière, j'espère que je verrais mon ami et pourrais lui serrer la main. J'espère que le pacifique est aussi bleu que dans mes rêves... j'espère...
Cette réplique est le monologue intérieur de Red (Ellis Boyd Redding) après qu'il a violé sa libération conditionnelle pour retrouver Andy Dufresne, son ami de longue date rencontré à la prison de Shawshank. Il exprime son excitation et son anxiété face à cette décision risquée. Le sens littéral est une description très personnelle de son état d'esprit : il est à la fois conscient d'avoir commis un nouveau crime (la violation de liberté conditionnelle) et rempli d'un espoir immense de liberté et de retrouvailles, symbolisé par la frontière à traverser et le Pacifique.
La morale principale est que l'espoir est la plus grande des libertés et qu'il ne faut jamais la perdre. Même après une longue période d'emprisonnement ou de contraintes (physiques ou mentales), il est toujours possible de choisir la vie, l'aventure et la quête d'un bonheur véritable. L'existence est un choix actif : soit on choisit de survivre, soit on choisit de vivre.
Cette réplique est tirée du film culte Les Évadés (The Shawshank Redemption, 1994), écrit et réalisé par Frank Darabont, et adapté de la nouvelle de Stephen King, Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank (1982).
Cette réplique est le monologue final du film. Red a finalement été libéré sur parole après quarante ans passés à Shawshank. Incapable de s'adapter à la vie à l'extérieur et effrayé par le même sort que Brooks, il se rend à Buxton, Maine, trouve le champ où Andy lui a laissé un message, et un peu d'argent. Il prend ensuite un bus pour le Mexique. La scène est celle où il est à bord du bus, traversant la frontière, laissant derrière lui sa vie de criminel et de détenu, pour chercher Andy sur la plage de Zihuatanejo.
Le personnage de Red, interprété par Morgan Freeman, est le narrateur et le cœur émotionnel du film. Ce monologue boucle son arc narratif. Red a d'abord été l'homme désabusé qui pensait que l'espoir était dangereux. Grâce à Andy, il a appris à le réembrasser. Cette réplique montre que Red est devenu lui-même un "homme libre" capable de faire un choix radical, prouvant que même un homme « institutionnalisé » peut se régénérer. L'incertitude de la fin (l'emploi répété de « j'espère ») est caractéristique de son humanité retrouvée.
Le thème central des Évadés est la résilience et le pouvoir de l'espoir face à l'oppression et à la corruption. Cette réplique en est la quintessence :
Cette réplique est l'une des conclusions les plus émouvantes de l'histoire du cinéma. Elle laisse les spectateurs sur une note d'optimisme pur. L'image de deux amis se retrouvant sur une plage au bord d'un océan bleu profond a un impact culturel fort, symbolisant le bonheur mérité après un long chemin de souffrance. Elle est devenue un synonyme de fin heureuse et rédemptrice, un hymne à la persévérance et au triomphe de l'esprit humain sur l'adversité.