La vieillesse est un naufrage, et nous sommes tous sur le même bateau, mes frères !
Nous considérons à juste titre les femmes comme plus faibles que nous-mêmes, et pourtant nous sommes gouvernés par elles.
La vieillesse apporte une lucidité dont la jeunesse est bien incapable et une sérénité bien préférable à la passion.
Nous ne sommes pas juges de ce que Dieu attend d'un vie et d'une autre.
Nous sommes ainsi faits que nous ne possédons d'autres facteurs de continuité et de cohérence que les instincts de notre personnalité.
Je ne regrette pas les grosses sommes que j'ai dilapidées. L'idée d'être l'homme le plus riche du cimetière me répugne.
Chacun de ces mots me ramène toujours le temps d'un instant vers elle, et pour quelques minutes, quelques heures nous sommes encore ensembles.
Nous sommes tous des morts en permission.
La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde.
Nous ne sommes pas des êtres humains venus vivre une expérience spirituelle, mais des êtres spirituels venus vivre une expérience humaine.
La politique est l'ensemble des procédés par lesquels des hommes sans prévoyance mènent des hommes sans mémoire.
Nous sommes tous des farceurs : nous survivons à nos problèmes.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
La vieillesse ne supporte pas les affronts. Le système nerveux est le premier atteint par l'âge.
Nous sommes sur l'autoroute vers l'enfer climatique, avec le pied toujours sur l'accélérateur.
Nous sommes les abeilles de l'Univers. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l'accumuler dans la grande ruche d'or de l'invisible.
Ce sont nos choix qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes.
Nous sommes tous des étoiles et nous méritons de scintiller.
La vie est le paradis, et nous sommes tous au paradis, mais nous refusons de le voir.
La magie de l'Amérique est que nous sommes une société libre et ouverte avec une population mixte. Une partie de notre sécurité est notre liberté.
L'homme seul ne pourra mettre le bateau à la mer.
Nous sommes volontiers meilleurs pour les bêtes qui nous aiment que pour les femmes qui nous aiment. Est-ce parce que les bêtes ne parlent pas ?
Nous ne comprenons guère les ruines que le jour où nous-mêmes le sommes devenus.
Nous ne sommes pas heureux, et le bonheur n'existe pas ; nous ne pouvons que le désirer.
Nous sommes tous des malades mentaux.
Nos vies sont constituées de moments fugaces. Nous les traversons comme des villes au bord d'une autoroute mais, parfois, nous nous apercevons que nous sommes en train de vivre quelque chose de différent, d'exceptionnel.
Le monde, c'est un bateau norvégien rempli de réfugiés afghans en rade au large de l'Australie.
On dit que croire au destin, c'est renoncer à son libre arbitre ; que la persévérance ne permet pas de contrer le sort auquel nous sommes destinés. Alors qu'en réalité, la seule partie du destin qu'on peut vraiment contrôler, c'est ce que l'on décide d'infliger aux autres.
Nous sommes convaincus, jusqu'au fond de nous-mêmes, que, pendant que vous irez courir l'aventure, il faut que quelqu'un reste garder la vieille maison.
Nous sommes une espèce jeune, un singe technologiquement sophistiqué, bipède doté d'un cerveau, avec un impact planétaire et des aspirations extraterrestres.
Il ne s'agit pas de refuser l'autorité du pouvoir, nous sommes par bonheur en démocratie, mais d'intervenir au quotidien, au difficile équilibre entre le désordre et les excès de l'ordre.