Elever son âme de temps en temps comme on fait des haltères, par récréation et par hygiène.
J'ai vu trois hommes s'unir dans la même entreprise, sincèrement persuadés qu'un même principe les animait ; je les ai vus en désaccord après une heure d'explication.
Cette guerre ne ressemble pas à celles du passé : quiconque occupe un territoire lui impose aussi son système social. Tout le monde impose son propre système aussi loin que son armée peut avancer. Il ne saurait en être autrement.
Peu importent les distances : la vie se charge de les anéantir et le temps ne connaît pas l'espace.
J'ai connu un temps où la principale pollution venait de ce que les gens secouaient leur tapis par la fenêtre.
En ce moment, beaucoup de gens ont renoncé à vivre. Ils ne s'ennuient pas, ils ne pleurent pas, ils se contentent d'attendre que le temps passe. Ils n'ont pas accepté les défis de la vie et elle ne les défie plus.
Le châtiment est passé d'un art des sensations insupportables à une économie des droits suspendus.
Le poil est une trace, un marqueur, un symbole. De notre passé d'homme des cavernes, de notre bestialité, de notre virilité, il nous rappelle que la virilité va de pair avec la violence, que l'homme est un prédateur sexuel, un conquérant.
Et le courage c'est un peu comme un muscle, il lui faut du temps pour se refroidir.
J'ai passé la plus grande partie de ma vie à osciller entre Archie Leach et Cary Grant, peu sûr de chacun d'entre eux, les suspectant tous les deux.
Ce quelque chose que seul le temps peut faire et qu'on appelle - parce qu'on ne sait pas ce que c'est - fatalité.
Mon rêve, peut-être à cause de ma famille bien sûr, était d'être peintre. J'ai choisi en un instant la direction du textile ; du textile je suis passé à la mode.
J'ai toujours su que le temps passait vite et qu'il fallait que je profite du temps présent.
Le temps qu'un homme comprenne que son père avait sans doute raison, il a généralement un fils qui pense qu'il a tort.
Il n'y a pas d'histoire muette. On a beau la brûler, la briser, on a beau la tromper, la mémoire humaine refuse d'être bâillonnée. Le temps passé continue de battre, vivant.
Il n'y a rien de cliniquement mauvais avec moi, seulement un déséquilibre émotionnel - je passe trop vite de l'enthousiasme le plus fou au désespoir le plus noir.
- Pitié, dis-moi que tu n'as pas le béguin pour un personnage fictif. - Il n'est pas fictif. C'est l'alter-égo-en-ligne d'une personne réelle. - Mais tu ne sais rien sur lui, ou même si c'est... un lui. - Écoute, on [...] ► Lire la suite
L'éternité occupe ceux qui ont du temps à perdre. Elle est une forme de loisir.
La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse, la vieillesse est le temps de la pratiquer.
- Sophie ? - Tu dois confondre, moi c'est sale polack ! [Julien lui donne sa belle boîte] - Tu me la prêteras de temps en temps ? - Tu donnes et tu reprends. Si tu la veux vraiment, prouve-le moi ! Cap ou pas cap ?
Le poète définirait la quantité d'inconnu s'éveillant en son temps dans l'âme universelle.
Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre.
Le meilleur de la vie se passe à dire "Il est trop tôt", puis "Il est trop tard".
Avant qu'il ne se décide, on aurait le temps de tuer un âne à coups de figues.
Etre seul sans solitude. Devenir à la fois l'île et le bateau qui rêve d'île. Tenir l'espace sans bouger, arrêter le temps sans cesse d'avancer. Heureux, désespéré, heureux, brûler, geler. Garder l'enfance. Lire.
Le premier amour est éternel, le temps ne passe pas, c'est le principe amoureux.
Votre vie n'est pas à vous, elle n'est pas votre bien, et celui qui vit dans l'instant comment pourrait-il déchiffrer la langue épineuse du temps ? La vie, la mort, la maladie sont de grands fauves, d'intrépides joueuses qui lancent leurs dés sans hésiter.
Tristes désirs, vivez donc contents,Si le temps finit chose si dure,Il finira la peine que j'endure.
De l'école, je ne garde que le souvenir de ma montre. Combien de temps avant la fin du cours, combien avant la fin de la journée. Même le travail, pendant le quel je me suis pourtant souvent ennuyée, ne m'a jamais inspiré autant d'impatience.
Le temps est fait de la désolation des hommes.
Les enfants étant la plupart du temps confiés à leur mère, les pères sont parfois confrontés à la difficulté de les voir.