On se sépare deux fois, une première fois quand l'amour est mort, une seconde quand un sentiment renaît.
Dans la mesure où l'éthique naît du désir de dire quelque chose de la signification ultime de la vie, du bien absolu, de ce qui a une valeur absolue, l'éthique ne peut pas être une science.
Il n'y a que du désir et du social, et rien d'autre.
A quoi bon aggraver notre tort par la haine ?
Pour mes premiers pas, mon père m'a donné un crayon, et j'ai eu le sentiment de m'appuyer sur quelque chose. [...] Au bout d'un certain temps, j'ai compris que le dessin, l'art pouvait être une possibilité de m'en sortir.
Une frustration encourue au cours de longues années engendre la révolte, la soif de liberté.
Au plus pur de notre âme palpite un ardent désir de nous abandonner librement et par gratitude à un être inconnu, plus haut et plus pur, déchiffrant pour nous l'énigme de l'éternel Innommé.
Le visage qui s'illumine, l'attention de gens qui vous écoutent... C'est un plaisir ultime.
Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de «faits», qu'ils se sentent gavés, mais absolument «brillants» côté information. Ils auront l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place.
J'aime mieux commettre une injustice que de souffrir un désordre.
En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur.
Je n'ai pas de désir particulier de vivre. Je n'ai aucun désir particulier d'être tué. C'est une question d'indifférence pour moi.
Le baiser qu'on cueille est moins savoureux que celui que l'on imagine, et le désir vaut mieux que la conquête.
Un enfant humain est le fruit de trois désirs:il faut au moins le désir conscient d'un acte sexuel complet du père,il faut au moins un désir inconscient de la mère,mais ce qu'on oublie c'est qu'il faut aussi le désir inconscient de survivre pour cet embryon dans lequel une vie humaine s'origine.
Moi j'y crois au Père Noël. J'y crois aussi, je crois à un jour par an où nous donnons à tout le monde pour le plaisir de donner en sachant que ce n'est pas nous qui serons remerciés ce sera le Père Noël. C'est cela qui est merveilleux, on n'a pas à remercier personne...
Et l'amour de nous-mêmes, pas la vanité ou l'amour-propre, le véritable amour viendra par la reconnaissance : "Oh, j'ai été enfin capable de me rendre heureux."
Un grand amour n'est jamais écrit d'avance.
Le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse.
Il serait à souhaiter que ces abominations fussent ensevelies dans un éternel oubli.
La joie est un plaisir que la conscience torture. On appelle joie les plaisirs qu'on se refuse pour se donner bonne conscience.
Désespoir, amour et liberté. L'amertume. L'espoir. La recherche du temps disparu.
Un portrait porte absence et présence, plaisir et déplaisir. La réalité exclut absence et déplaisir.
Le grand amour apporte toujours avec lui des idées de mort et de séparation.
Il est bon de noter combien la charge affective des mots : bien-être, joie, plaisir est différente. Le bien-être est acceptable, la joie est noble, le plaisir est suspect.
Tout mariage sans amour est la prostitution consacrée.
Chacun trouve son plaisir où il le prend.
La violence exerce un phénomène d'aimantation. Notamment chez des jeunes en mal identitaire, cela crée le sentiment d'une mission, d'un statut, d'une reconnaissance.
Il est rationnel, étant donné notre conception de l'individu et de l'univers, que le désir se manifeste en nous. L'arracher de vive force, en torturant notre chair et notre âme, c'est rompre l'harmonie.
Ce ne serait pas une haine intelligente que la haine du luxe. Cette haine impliquerait la haine des arts.
De même que le meilleur vin devient le plus aigre des vinaigres, ainsi l'amour le plus profond se transforme-t-il en la haine la plus implacable.
Je me noierai dans tes étreintes, dans tes vallées, tes sillonsTes merveilleux labyrinthesEt tes mystérieuses plaintesÀ chaque amour que nous feronsLe rouge de ta bouche peinte enflammera l'horizonJusqu'aux étoiles presque éteintesOn y trouvera nos empreintesEt de là, nous nous perdrons.