Ainsi toujours la joie s'achève en tristesse.
Cette foule hagarde ! Elle annonce : Nous sommes la triste opacité de nos spectres futurs.
Lorsqu'on me demande ce que j'ai à dire aux proches des victimes du 13 novembre, je dis d'abord que le chagrin est infini, ensuite qu'il faut se méfier des promesses énoncées dans l'émotion du lendemain. Elles ne sont jamais tenues.
C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas.
Le goût, c'est le dégoût du goût des autres.
Dans le possible, le croyant détient l'éternel et sûr antidote du désespoir ; car Dieu peut tout à tout instant. C'est là la santé de la foi, qui résout les contradictions.
On parle toujours du chagrin de ceux qui restent mais as-tu déjà songé à celui de ceux qui partent ?
Le désespoir est toujours une soumission.
L'espérance serait la plus grande des forces humaines si le désespoir n'existait pas.
La plus grande émotion qu'un être humain puisse ressentir : celle de sa propre naissance. Etre, à nouveau, au commencement de soi. Etre, et que tout soit neuf.