Pour attaquer le Minotaure on doit être aveugle, sinon on devient triste.
L'horizon était barré par un banc de nuages noirs et cette eau, qui comme un chemin tranquille mène aux confins de la terre, coulait sombre sous un ciel chargé, semblait mener vers le coeur même d'infinies ténèbres.
Doit-on dire un noir ou un homme de couleur. Tout ceci n'est pas clair.
La tristesse est un mur élevé entre deux jardins.
Le français est devenu une langue provinciale. Les indigènes s'en accommodent. Le métèque, seul, en est inconsolable. Lui seul prend le deuil de la nuance.
Il y a tant de vagues et de fumée Qu'on arrive plus à distinguer Le blanc du noir Et l'énergie du désespoir.
Le Noir a été un homme sans histoire parce qu'on l'a considéré comme dépourvu de culture digne d'intérêt.
Quand l'oiseau est près de mourir, son chant devient triste ; quand l'homme est près de mourir, ses paroles portent l'empreinte de la vertu.
Derrière chaque doux sourire, il y a une tristesse amère que personne ne peut jamais voir et ressentir.
Je suis très fier d'être noir, mais noir n'est pas tout ce que je suis. C'est mon passé culturel, ma constitution génétique, mais ce n'est pas tout ce que je suis et ce n'est pas non plus la base à partir de laquelle je réponds à toutes les questions.
Tu trouveras, dans la joie ou dans la peine, Ma triste main pour soutenir la tienne, Mon triste coeur pour ecouter le tien.
- Tu es tellement belle ! - C'est parce que je suis amoureuse ! - Non ! Tu es belle parce que je suis amoureux ! - Quoi c'est l'amour qui te rend aveugle ? - Nan c'est pas ce que je voulais dire ! - N'empêche que c'est quand même un petit peu vrai !
De toute façon c'est un héros - blanc ou noir n'importe - d'une dimension peu ordinaire. Qu'on vienne pas nous amuser avec des gugusses comme Tapie. Il aurait tout juste ouvert la portière de la traction avant de monsieur Joseph, Tapie, heureux du poste... une promotion.
Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
Le travail précède toute récompense. Il faut planter avant de moissonner, semer dans la tristesse avant de récolter dans la joie.
Lorsque j'ouvris Nietzsche pour la première fois, je fus profondément choqué. Noir sur blanc, il avait l'audace d'affirmer : "Dieu est mort !" Comment ! Je venais d'apprendre que Dieu n'existait pas et maintenant quelqu'un me faisait part de son décès ! Mes premiers soupçons prirent naissance.
L'envie est un aveugle qui cherche à vous arracher les yeux.
Combien de fois, sacredieu, n'ai-je pas désiré qu'on pût attaquer le soleil, en priver l'univers, ou s'en servir pour embraser le monde.
Je suis triste car je véhicule l'image d'un homme qui n'est pas la mienne !
Je n'ai rapporté, comme je crois que c'est toujours, qu'une profonde mélancolie de cette bonne Saint-Sylvestre que nous a donnée Pierret ; ces aubades, ces trompettes surtout et ces cors ne sont propres qu'à vous affliger sur ce temps qui [...] â–º Lire la suite
Chaque fois qu'une génération apparaît au balcon de la vie, il semble que la symphonie du monde doive attaquer un tempo nouveau.
Peut-être que tous les meurtriers ne sont pas coupables, et peut-être que toutes les victimes ne sont pas innocentes. Ce n'est peut-être pas tout en noir et blanc.
Rejetez le noir, et ce mélange de blanc et de noir qu'on nomme le gris. Rien n'est noir, rien n'est gris. Ce qui semble gris est un composé de nuances claires qu'un oeil exercé devine.
La vieillesse serait vraiment trop triste si le rose essaim des pensées polissonnes ne venait parfois la consoler.
J'éprouve un charme inexprimable à marcher en aveugle au-devant de ce que je crains.
Les hommes ont peur de la mort, comme les enfants du noir ; chez les enfants cette peur est due aux histoires qu'on leur raconte, chez les hommes aussi.
Ma poésie est vive comme le feu,elle glisse entre mes doigts comme un rosaire.Je ne prie pas, car je suis un poète de la disgrâcequi tait parfois le travail d'une naissance d'entre les heures,je suis le poète qui crie et [...] â–º Lire la suite
Quelle tristesse de voir les nantis s'approprier le révolté que fut Albert Camus.
Il est triste de quitter sa patrie pour toujours, mais il est pire de ne pas avoir le droit de la quitter.
C'est si ennuyeux, le deuil ! A chaque instant il faut se rappeler qu'on est triste.
La plus triste des morts, c'est la mort de la jeunesse.