On ne peut être fidèle envers les autres que si on l'est d'abord envers soi-même.
Mon sentiment est religieux dans la mesure où je suis imprégné de la conscience de l'insuffisance de l'esprit humain pour comprendre plus profondément l'harmonie de l'Univers que nous essayons de formuler comme "lois de la nature".
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
Tout ce qui ne remonte pas en conscience revient sous forme de destin.
La clarté ne naît de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur.
Malheur à celui qui ne peut être seul un jour de sa vie sans éprouver le tourment de l'ennui, et qui préfère, s'il le faut, converser avec des sots plutôt qu'avec lui-même !
Si la seule solution est la mort, nous ne sommes pas sur la bonne voie. La bonne voie est celle qui mène à la vie, au soleil. On ne peut avoir froid sans cesse.
La solitude est très belle... quand on a près de soi quelqu'un à qui le dire.
Toute bonne chose s'use ! Dieu lui-même finit par se lasser de l'existence ennuyeuse des hommes.
Le dialogue paraît en lui-même constituer une renonciation à l'agressivité.
Il y a des auteurs en littérature qui m'ont fait prendre conscience que si on voulait véritablement changer les choses, on devait incarner les valeurs, pas juste les évoquer.
Pour juger combien nous importunons en parlant de nous, il faut songer combien les autres nous importunent quand ils parlent d'eux.
Je me fuis moi-même ; mais je ne perds jamais ma trace, je me rattrape toujours...
Les hommes sont-ils capables de laisser les autres être heureux ?
J'écris pour me changer moi-même et ne plus penser la même chose qu'auparavant.
Ceux qui ne peuvent pas pardonner aux autres brisent le pont sur lequel ils doivent eux-mêmes passer.
Il n'y a rien comme un étalage de livres pour prendre conscience de la brièveté de la vie.
Il y a un investissement qui est supérieur à tous les autres : investissez en vous-même.
J'adore cette époque viking, mais c'est aussi un peuple fataliste et cela a dicté leur intrépidité au combat et leur approche de la vie.
La manie de la justification est commune à ceux qui n'ont pas la conscience tranquille comme à ceux qui cherchent des raisons philosophiques à leurs actes ; dans les deux cas cela mène à une étrange forme de pensée. L'idée n'est pas spontanée, mais voulue.
Celui qui croit qu'il peut se passer des autres se trompe, et celui qui croit que les autres ne peuvent pas se passer de lui se trompe encore plus.
Une pensée qui me laisse parfois perplexe : Suis-je - ou les autres sont-ils fous ?
C'est bien souvent en allant au fond de soi qu'on refait surface.
Ceux qui ensoleillent la vie des autres éclairent également leur propre existence.
Ce que je peux dire sur les uns et les autres : si ça amuse les uns, tant mieux; si ça fâche les autres, tant mieux !
Il n'y a que trois événements dans la vie d'un homme ; naissance, vie et mort; il n'a pas conscience d'être né, il meurt dans la douleur et il oublie de vivre.
Une journée perdue pour les autres n'est pas perdue pour soi-même.
Pour croire en soi, il faut que les autres aient confiance en vous.
Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n'engendrent pas seulement un effet, mais une série d'effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. [...] â–º Lire la suite
J'ai depuis toujours un sens de la perception qui ne vient pas de ce que j'ai appris mais de cet indicible que je ressens chez les autres et chez moi, qui est là au moment présent. C'est un espace silencieux [...] â–º Lire la suite
Un homme sage en même temps qu'honnête se doit à lui-même de joindre à la pureté qui satisfait sa conscience, la prudence qui devine et prévient la calomnie.