La modestie est l'art de faire dire par d'autres tout le bien que l'on pense de soi-même.
Théoriquement, il existe une possibilité de bonheur parfait : croire à ce qu'il y a d'indestructible en soi et ne pas s'efforcer de l'atteindre.
On aime mal quand on ne permet pas à celui sur lequel on a jeté son dévolu de réaliser pleinement son être. On aime mal lorsque l'on ne pense qu'à soi et non à celui qu'on est censé aimer.
La conscience de soi n'est pas fermeture à la communication. La réflexion philosophique nous enseigne au contraire qu'elle en est la garantie. La conscience nationale, qui n'est pas le nationalisme, est la seule à nous donner une dimension internationale.
Il y a science des choses simples et art des choses compliquées.
On veut de la sûreté pour soi et pour tout le monde. Il n'en est pas de même de la liberté. On n'en veut que pour soi et on se méfie de celle des autres.
La souffrance en soi est une absurdité, c'est seulement l'homme dans la souffrance qui peut prendre de la valeur ou se défaire.
Nul ne descend en soi tant qu'il demeure esclave du passé ou de l'avenir.
On se consacre pas à la poésie ; on s'y sacrifie.
Les enfants qui n'ont pas des parents les emmenant au musée n'ont quasiment aucune chance de découvrir ce monde. Ce système est tout sauf démocratique.
Le talent n'est presque rien et l'expérience est tout, que l'on acquiert à force de modestie et de travail.
La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie.
La prudence exige qu'on ne s'entoure que d'êtres qui n'ont pas besoin de soi.
Rien ici ne peut plus nous rejoindre, rien sinon ce sentiment jusque là inconnu et que je découvre avec stupeur : le respect. Le respect pour un autre et, finalement, le respect aussi pour soi que cet autre juge digne d'être son ami.
Il faut être deux pour être un dans l'oubli du monde, de soi pour l'autre, et se fondre dans la lumière, sans ombre.
Est-ce que l'espèce humaine aurait survécu si elle n'avait pas connu la peur ? Et donc la prudence ? Et donc la ruse ?
C'est bien souvent en allant au fond de soi qu'on refait surface.
Aujourd'hui, c'est le jour où ma vie commence. Aujourd'hui, je deviens un citoyen du monde. Aujourd'hui, je deviens adulte. Aujourd'hui, je deviens quelqu'un, Juste quelqu'un autre que moi-même et mes parents. Une personne, plus que mes notes. Aujourd'hui, je deviens [...] â–º Lire la suite
L'ostentation de la modestie est de tous les orgueils le plus insupportable.
La connaissance de soi est une naissance à sa propre lumière, à son propre soleil. L'homme qui se connaît est un homme vivant.
Une maison de campagne, c'est aller chercher très près le plaisir de rentrer chez soi le lundi.
J'entrevoyais bien que chaque pas m'éloignait davantage des valeurs de mon groupe, d'une image de moi-même qu'avec l'âge, l'alourdissement normal de la nature, la lente reprise par le passé, la famille, j'aurais aspiré à retrouver, comme la plupart des hommes [...] â–º Lire la suite
De toutes les formes de prudence, la prudence en amour est peut-être celle qui est la plus fatale au vrai bonheur.
Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense.
La poésie est une poire introuvable quand on a soif.
La médecine, c'est un art qu'on exerce, en attendant qu'on le découvre.
La poésie est naturelle. Elle est l'eau de notre seconde soif.
Aussi ne saura-t-il jamais comme je l'aime; et cela, non parce qu'il est beau, Nelly, mais parce qu'il est plus moi-même que je ne le suis. De quoi que soient faites nos âmes, la sienne et la mienne sont pareilles.
La poésie sauve, transforme une expérience dévastatrice en pureté.
Quand elle est dépourvue de flamme, la vérité est philosophie ; elle devient poésie quand elle emprunte sa flamme au coeur.
C'est en soi qu'il faut cultiver la flamme qui réchauffe. C'est sur soi seul qu'il faut s'appuyer.