La prudence exige qu'on ne s'entoure que d'êtres qui n'ont pas besoin de soi.
Plus que tout au monde, j'ai cru aimer le musée du Trocadéro, les marais d'Aigues-Mortes, de Ravenne et de Venise, les paysages de Tolède et de Sparte; mais à toutes ces fameuses désolations, je préfère maintenant le modeste cimetière lorrain où, devant moi, s'étale une conscience profonde.
On voyage autour du monde à la recherche de quelque chose et on rentre chez soi pour le trouver.
Vieillir mal - et il est rare qu'on vieillisse bien - c'est sentir monter en soi la haine contre cet étranger qui s'installe et prend peu à peu la place du jeune homme ou de la jeune fille qu'on a à peine eu le temps d'être.
Plus l'enveloppe devient une obsession, plus on a tendance à se replier sur soi et, là, on vieillit.
J'ai écrit que la charité chrétienne souffrira un peu devant les réponses à apporter face à l'afflux de migrants. Il faudra se durcir le coeur et supprimer en soi toute sorte de compassion. Sinon quoi, nos pays seront submergés.
L'élégance, c'est au-dedans de soi qu'on la possède.
On croit d'abord qu'on travaille pour soi ; on se figure ensuite qu'on travaille pour sa femme ; on est persuadé plus tard qu'on travaille pour ses enfants ; on s'aperçoit en fin de compte que, pendant tout le temps, on a travaillé pour travailler.
Quand elle est vraiment personnelle et jaillie des origines, la prière se trouve à la limite de la pensée philosophique, elle devient philosophie dans l'instant où s'abolit toute relation intéressée avec la divinité.
La conscience fait de nous tous des lâches.
L'infidélité la plus terrible, c'est de tromper le meilleur de soi en ne se respectant plus.
Le leadership, c'est avoir confiance en soi et donner confiance autour de soi.
Est-il possible de détruire autrui sans détruire au moins une partie de soi ?
Les hommes dont parle Matthieu n'étaient pas seulement des astronomes. Ils étaient des « savants », ils représentaient la dynamique de l'aller au-delà de soi, intrinsèque aux religions - une dynamique qui est recherche de la vérité, recherche du vrai Dieu et donc aussi une philosophie dans le sens originaire du mot.
Il y a des gens qui prétendent que l'humanité, l'indulgence et la liberté de conscience font des choses horribles; mais en bonne foi, auraient-elles produit des calamités ?
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
La prudence s'impose.
On ne pense réellement à soi et l'on est soi que quand on ne pense à rien.
Les opprimés ne doivent jamais laisser leur conscience s'endormir. La religion rappelle à chaque homme qu'il est le gardien de son frère.
Une bonne conscience est un Noël continuel.
La prise de conscience d'une femme semble commencer par son affrontement avec les méfaits de son mari.
L'âme est conscience et respect avant tout, conscience de l'être, respect de l'être, avec ses composants : compassion, liberté, vérité.
On ne peut ménager la chèvre et le chou.
La vraie philosophie se propose de systématiser,autant que possible, toute l'existence, individuellement et surtout collective, contemplée dans les trois ordres de phénomènes, qui la caractérisent, pensées, sentiments, et actes.
La crainte est un ressort qu'il faut ménager ; il ne faut jamais faire de loi sévère lorsqu'une plus douce suffit.
Je préfère le témoignage de ma conscience à tous les discours qu'on peut tenir sur moi.
La vraie philosophie détourne des religions et pousse à la religion.
Il ne faut pas dire qu'un acte froisse la conscience commune parce qu'il est criminel, mais qu'il est criminel parce qu'il froisse la conscience commune.
L'adversité met la prudence au coeur de l'homme.
La conscience naît parfois de ses remords.
Chaque notaire porte en soi les débris d'un poète.