La souffrance en soi est une absurdité, c'est seulement l'homme dans la souffrance qui peut prendre de la valeur ou se défaire.
La plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, abandonné de tous.
Qu'est-ce que la maturité ? Le rajustement de soi aux autres ; on réconcilie ses ambitions avec ce que l'on accepte d'être parmi les autres.
Pas de connaissance de soi qui ne passe par le corps.
L'artiste a besoin de souffrir et de pécher. Il écrit avec ses douleurs, ses déchirements, ses contradictions, ses remords.
Le flatteur n'a pas assez bonne opinion de soi ni des autres.
D'après mon intuition, je pense que cette histoire de consentement vient d'une grande souffrance d'une employée de justice qui a subi un viol, à un âge mineur, et qui au gré de mettre en place des condamnations voudrait se sentir apaisée et délivrée de son cauchemar : c'est évident !
Irréfléchi. Insensible à la valeur de votre conseil.
Parler de soi aux autres, c'est se suicider un peu.
Cette fille aimait tout ce qui m'ennuyait, et tout ce que j'aimais l'ennuyait. Nous étions le couple parfait : ce qui sauvait notre relation, c'était cette distance à la fois tolérable et intolérable entre nous. On se retrouvait chaque jour-et [...] â–º Lire la suite
Le meilleur moyen pour vos enfants d'apprendre la valeur de l'argent est que vous n'en ayez pas.
Est-il possible d'aimer quelqu'un tellement que cela vous donne du plaisir, un incommensurable plaisir de le faire souffrir ?
A mesure que l'homme avance dans la vie, il arrive à une sorte de possession invétérée des idées et des objets, qui n'est autre chose qu'une profonde habitude de vivre. Il devient à lui-même sa propre tradition.
Théoriquement, il existe une possibilité de bonheur parfait : croire à ce qu'il y a d'indestructible en soi et ne pas s'efforcer de l'atteindre.
A quoi servent en effet richesse et puissance si elles ne contribuent pas à donner forme aux rêves ?
Rien n'a plus de valeur qu'aujourd'hui.
Il n'y a vraiment qu'un seul bien que l'Etat ne taxe pas, c'est la richesse intérieure.
L'Amour ne cherche pas à se plaire à Lui-même,Ni de lui-même n'a souci :C'est à autrui qu'il sacrifie son aise,Qu'il fait un Ciel malgré l'Enfer.
Qu'il soit poète, artiste, musicien, physicien ou mathématicien, le génie ne se résume pas. Il est lui-même un résumé, un raccourci, une voie que personne n'avait osé emprunter avant lui.
Une présence peut infuser en soi avec insistance.
Ce n'est pas tant ce qu'on dit qui fait la valeur d'un livre, que tout ce que l'on n'y peut pas dire, tout ce que l'on voudrait y dire, qui l'alimente sourdement.
A l'entrée d'un millénaire notre savoir et nos connaissances accrus n'ont fait qu'augmenter l'opacité d'un monde, qui tapi, derrière ses secrets, s'est de lui-même réenchanté.
Il n'est pas de plus grand honneur pour les peuples germains que d'avoir fait le vide autour de soi et d'être entourés d'espaces désertiques aussi vastes que possible. C'est à leurs yeux la marque même de la vertu guerrière, que [...] â–º Lire la suite
Rien n'est plus beau que l'amour, quand l'homme est prêt à accepter des privations, à arracher quelque chose de lui-même pour le donner. Et la spiritualité justement commence là où l'amour domine la sexualité, quand vous êtes capable de vous [...] â–º Lire la suite
Il faut souffrir ponctuellement de la présence des autres, pour apprécier ensuite la solitude en connaissance de cause : les vrais solitaires ne sont pas des ermites, mais des mondains intermittents.
Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
Ce qui fait la vraie valeur d'un être humain, c'est de s'être délivré de son petit moi.
Ne jugez pas la richesse ou la piété des hommes par leur apparence dominicale.
Le monde est une caricature perpétuelle de lui-même ; à chaque instant il moque et contredit ce qu'il prétend être.
L'amour c'est la générosité du coeur, il ne connait pas l'apparence physique, ni l'argent, c'est le fait de penser à quelqu'un malgré la distance ; ce qui fait le plus souffrir c'est le mensonge et les faux espoirs.
Emporter avec soi son accent familier, C'est emporter un peu sa terre à ses souliers ; Avoir l'accent, enfin, c'est chaque fois qu'on cause, Parler de son pays en parlant d'autre chose.