Actuellement, je reçois deux ou trois lettres par jour dans lesquelles des gens font la démarche de prendre une feuille, un stylo, et de m'écrire : « Monsieur Noah, quand allez-vous rentrer chez vous ? »
Je vous écris une longue lettre parce que je n'ai pas le temps d'en écrire une courte.
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
Il y a trois sortes d'ingrats : ceux qui oublient le bienfait, ceux qui le font payer, et ceux qui s'en vengent.
Plagier. Emprunter la pensée et le style d'un autre écrivain que l'on n'a jamais, jamais lu.
Que de gens sur la bibliothèque desquels on pourrait écrire : "usage externe", comme sur les fioles de pharmacie !
Tout homme de race, turc, arabe, noir, chinois, indien, a une dignité. Il sait vivre ; il a son style de vie ; il fait place aux hasards de la vie avec tranquillité, parce qu'il porte en lui de quoi leur répondre.
Dans la vie, il y a trois facteurs : le talent, la chance, le travail. Avec deux de ces facteurs, on peut réussir. Mais l'idéal est de disposer des trois.
Nous devons utiliser le temps comme outil et non comme repose-pied.
Il y a trois choses inévitables dans la vie : la mort, les impôts et la paix.
Les trois ivresses : se sentir homme sur une femme, plante sous le ciel, néant dans la musique.
Si vous saviez, lorsque vous commencez à écrire un livre, ce que vous allez dire à la fin, croyez-vous que vous auriez le courage de l'écrire ?
Du vivant de son père, observez les intentions d'un homme. Après la mort de son père, observez son comportement : si, pendant trois ans, il ne s'écarte pas de la voie que lui a tracée son père, on peut dire que c'est un bon fils.
"Bac" : trois lettres magiques à qui l'on prête le pouvoir de transformer le plomb en or. Illusion.
Pour écrire son histoire, il faut croire en la beauté de ses rêves.
Le destinataire d'une lettre a toujours un énorme avantage sur l'expéditeur. Il peut la lire et la détruire en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire.
Ce n'est pas le détail d'un style particulier qui compte, mais la sensibilité qui se situe en amont.
Elle est affreuse, mais elle a trois millions de dot ou, si vous voulez ; de dommages-intérêts.
Je pense en ce moment à la vanité de mon entreprise. On s'intéresse à un homme, disparu depuis longtemps. On voudrait interroger les personnes qui l'ont connu mais leurs traces se sont effacées avec les siennes. Sur ce qu'a été [...] â–º Lire la suite
L'amour, ça commence par la tête, et ça finit par trois petites gouttes dans le tuyau du pipi.
Quand vous cherchez des gens à recruter, vous devez rechercher trois qualités: l'intégrité, l'intelligence et l'énergie. Et s'ils ne possèdent pas la première, les deux autres vous tueront.
Recette pour aller mieux. Répéter souvent ces trois phrases : le bonheur n'existe pas. L'amour est impossible. Rien n'est grave.
Ses yeux restaient fixés sur les lèvres d'Hervé Joncour comme si elles étaient les dernières lignes d'une lettre d'adieu.
Pourquoi se mettre à écrire quand on sait son intérieur intraduisible.
L'essence du style est une façon simple de dire quelque chose de complexe.
La corde faite de trois brins est difficile à rompre.
Nommer un objet, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite du bonheur de deviner peu à peu ; le suggérer, voilà le rêve.
Les trois quarts des traîtres sont des martyrs manqués.
Aimer, écrire sont les seuls remparts que j'aie trouvés contre l'omniprésence de la mort et de la dépression.
Pour écrire un bon roman, il faut savoir dépasser sa propre érudition.
Donnez-moi un papier et un stylo, pour que je puisse écrire sur ma vie de péché. Deux bouteilles de gin, au cas où je n'entre pas.