C'est bien souvent en allant au fond de soi qu'on refait surface.
L'amour physique lui-même a sa morale, surtout quand il n'en a pas.
La réussite n'est pas toujours une preuve d'épanouissement, elle est souvent même le bénéfice secondaire d'une souffrance cachée.
Le poème apparaît souvent comme un éboulis de mots, dépourvus de sens pour l'oeil non exercé.
En politique, ce qu'il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux.
L'infidélité la plus terrible, c'est de tromper le meilleur de soi en ne se respectant plus.
Le plus souvent la poésie traduit soumission, défaite, veulerie, désarroi.
Toute bonne chose s'use ! Dieu lui-même finit par se lasser de l'existence ennuyeuse des hommes.
L'avare dépense plus mort en un seul jour, qu'il ne faisait vivant en cinq années ; et son héritier plus en dix mois, qu'il n'a su faire lui-même en toute sa vie.
L'amitié finit souvent en amour ; mais l'amour en amitié - jamais.
L'homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité.
Je déteste le nationalisme. Je crois, au plus profond de moi, que la construction européenne doit nous débarrasser de ce mixte bizarre de maurrassisme et de jacobinisme qui fait le fond de sauce de notre religion patriote. Je trouve que La Marseillaise, par exemple, est un chant détestable et grotesque.
Passons passons puisque tout passe Je me retournerai souvent Les souvenirs sont cors de chasse Dont meurt le bruit parmi le vent.
Le monde moderne vit donc dans un affrontement entre deux amours bien différents : l'amour de Dieu poussé jusqu'au mépris de soi et l'amour de soi poussé jusqu'au mépris de Dieu.
La superstition est le fond de la religion, la seule vraie, celle qui survit sous toutes les autres.
A la longue, il n'est pas plus sûr d'éviter le danger que de s'y exposer. Les peureux se font prendre aussi souvent que les audacieux.
A trop attendre l'état de grâce, on s'aperçoit aussi que souvent il ne vient pas. L'état de grâce, c'est aussi un exercice.
Vous êtes beau. C'est souvent une malédiction. Vous nourrissez l'illusion. Vous l'encouragez.
L'idée de ma vie de conte de fées est en soi un conte de fées.
La folie est souvent la logique d'un esprit juste que l'on opprime.
Chacun est envié pendant qu'il est lui-même envieux.
Dans nos joies les plus expansives, gardons toujours au fond de notre âme un coin triste. C'est notre refuge, en cas d'alarme subite.
Il y a une personne avec laquelle nous n'arrivons jamais à être complètement sincères, bien que nous sachions qu'elle nous connaît à fond et que nous puissions compter sur sa bienveillance : nous-mêmes.
Je m'étonne de tomber dans l'angoisse et pourtant ! Je ne cesse de jouer : c'est la condition de l'ivresse du coeur. Mais c'est mesurer le fond nauséeux des choses : jouer c'est frôler la limite, aller le plus loin possible et vivre sur un bord d'abîme !
Celui qui surpasse les autres est fort. Celui qui se surpasse lui-même est encore plus puissant.
Laissez votre adversaire livrer le fond de sa pensée : en général, il vaut largement le dessus.
L'attachement à soi augmente l'opacité de la vie.
Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister.
Pour être capable de faire le don de soi, il faut avoir pris possession de soi dans cette solitude douloureuse hors de laquelle rien n'est à nous et nous n'avons rien à donner.
Le chemin de ceux qui prêchent l'amour, et non la haine, n'est pas facile. Ils doivent souvent porter une couronne d'épines.
Le mal que fait un homme vit après lui ; souvent ses bonnes actions vont dans la terre avec ses os.