La poésie est naturelle. Elle est l'eau de notre seconde soif.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
La théologie n'est pas autre chose que la poésie de Dieu.
C'est le mérite de la poésie qui a mille petites portes de planches pour une porte de pierre, mille sorties au jour le jour pour une gloire triomphale.
La poésie est une poire introuvable quand on a soif.
Je t'aime, et, malgré moi, je m'en vais par les ruesOù flotte un souvenir des choses disparues,Où je sens, pénétré d'amère volupté,Qu'encore un peu de toi dans l'air tendre est resté,Où ton passage embaume encor, où je respireJe ne sais quoi qui garde encor de ton sourire.
Je ne vois pas comment un homme peut travailler aux frontières de la physique et écrire de la poésie en même temps. Elles sont dans l'opposition.
Vis lumineux crée un poème et va : accrois l'espace de la terre
La renommée est la soif de la jeunesse.
Appelons poésie une création par l'image et le rêve.
Le plus souvent la poésie traduit soumission, défaite, veulerie, désarroi.
Avec la télévision, il n'y a plus qu'un flux permanent, un ruissellement ininterrompu, tout coule et rien ne reste. L'oeil ne contemple plus, il avale.
Il est bon qu'un poème soit présenté à la fois à l'oeil et à l'oreille.
La poésie est l'héroïne de la philosophie. La philosophie élève la poésie au rang de principe. Elle nous apprend à connaître la valeur de la poésie. La philosophie est la théorie de la poésie. Elle nous montre ce qu'est la poésie, qu'elle est un et tout.
La poésie est comme la source. Pour y boire, il faut s'agenouiller et se pencher.
L'amour est la poésie des sens.
L'intelligence de la poésie est répandue, chez les Français, autant, ou quasiment, que l'instinct maternel chez les poissons.
Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, madame, il n'y a que ça qui nous distingue des autres bêtes.
La poésie dit l'Ineffable : on le lit, on le relie.
La terre n'a pas soif du sang des guerriers, mais de la sueur des hommes.
La source d'inspiration, à condition de ne pas mener au plagiat, est essentielle. Par ailleurs, T.S. Eliot a très bien dit que la poésie et l'écriture, ce ne sont pas l'expression des émotions mais précisément la fuite des émotions.
Nous ne donnons rien au poème qu'il ne nous rende au centuple. Nous croyons le faire ; c'est lui qui, secrètement, nous fait.
Le mensonge, comme l'huile, flotte à la surface de la vérité.
Il est d'étranges soirs où les fleurs ont une âme,Où dans l'air énervé flotte du repentir,Où sur la vague lente et lourde d'un soupirLe coeur le plus secret aux lèvres vient mourir.Il est d'étranges soirs, où les fleurs ont une âme,Et, ces soirs-là, je vais tendre comme une femme.
Le but du poème est d'achever et d'anéantir le poète.
N'a soif de savoir que celui qui n'est tari par sa bêtise.
Le poème est un complot contre le réel.
Faire du vélo, aller danser, pouvoir siffler, regarder le monde, me sentir jeune et libre : j'ai soif et faim de tout ça et il me faut tout faire pour m'en cacher.
La poésie est à la vie ce qu'est le feu au bois. Elle en émane et la transforme.
Le poème ne meurt pas pour avoir vécu : il est fait expressément pour renaître de ses cendres et redevenir indéfiniment ce qu'il vient d'être.
La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir.