Nous ne donnons rien au poème qu'il ne nous rende au centuple. Nous croyons le faire ; c'est lui qui, secrètement, nous fait.
On n'a jamais cru à autant de choses que depuis qu'on ne croit à rien !
On ne brise pas sa coquille de l'extérieur en la projetant avec force contre les parois de ce monde. Lui seul peut la briser qui, reprenant vigueur et vérité, peut la faire éclater de l'intérieur.
La violence ne mène à rien sinon à l'hôpital.
Il faut plus de courage pour changer son point de vue que lui rester fidèle.
Quand je donne à mes amis, je n'attends rien en retour, ça vient du coeur, y'a que le respect que l'on m'doit.
Nous pouvions presque tout mettre en commun parce que nous n'avions rien au départ. Il suffisait que je consente à vivre ce que je vivais, à aimer plus que tout ton regard, ta voix, ton odeur, tes doigts fuselés, ta façon d'habiter ton corps pour que tout l'avenir s'offre à nous.
Il y a trois catégories de films : les gros budgets, les petits budgets, et ceux sur lesquels on ne peut pas se permettre le moindre gâchis.
Tout posséder, parfois, c'est ne rien posséder.
Dieu diffère parfois le châtiment que nous avons mérité, mais il finit toujours par recouvrer ce qui lui est dû.
L'histoire n'est que violence et perversité, la géographie n'est que cartes, quant à la poésie, ce n'est rien de plus qu'une gymnastique pour la mémoire.
Il ne sert à rien de discuter contre l'inévitable. Le seul argument contre le vent de l'Est, c'est de mettre son manteau.
L'assurance est amoureuse de la précaution, qui elle-même est sous le charme de La méfiance.
Pour l'homme, la femme est toujours un cadeau (ou une surprise) qui produit sur celui qui le reçoit un émerveillement fatal. Chaque individu masculin, lorsque la puberté vient, désire le jouet qu'il n'a pas, qui est le seul qui lui importe, pour lequel il délaisse tous ses autres amusements.
Une vie réussie est un acte de foi perpétuellement renouvelé. De foi en soi d'abord...
À qui a du blé on lui prête la farine.
J'ai rien mais j'ai tout, parce que je t'ai, toi. Mon Amour.
Considérer l'homme comme un consommateur, c'est tout simplement lui faire perdre son identité, sa véritable image...
Il y a des erreurs mêlées à toute vérité ; il n'y a encore rien dans la pensée de l'homme d'assez parfait pour être définitif.
La fin d'une vie n'est rien à côté de la fin de l'amour.
Les grands esprits se rencontrent, mais les petits aussi.
L'imaginaire porte en lui un mépris de la réalité.
La nature ne fait rien en vain ou pour des fins peu considérables.
La culture est ce qui reste quand on ne sait rien faire.
L'amour est cette ombre parfumée qui ne vous quitte jamais. Vivre ce lien comme si l'autre était l'ombre vivante de soi et soi l'ombre vivante de l'autre.
Si l'on estimait sa famille on voudrait lui plaire, et, si l'on voulait lui plaire, on serait fichu.
Et si tout n'était qu'une illusion et que rien n'existait ? Dans ce cas j'ai vraiment payé trop cher pour ce tapis.
... Et ce qui n'aurait pas du être oublié fut perdu... Jusqu'à ce qu'il prenne au piège un nouveau porteur. L'anneau vint à une créature nommé Gollum et il lui apporta une vie étonnamment longue, pendant 500 ans il lui dévora l'esprit...
Les vivants ne peuvent plus rien apprendre aux morts, mais les morts au contraire instruisent les vivants.
Si l'homme n'a pas le pouvoir de modeler le monde à sa convenance, il a du moins celui de tailler des verres qui lui permettent de le faire apparaître à peu près comme il veut.
Quand on n'a rien à perdre, on peut bien tout risquer.