La lecture de l'Ecriture sainte est prière, elle doit être prière, elle doit naître de la prière et conduire à la prière.
Le roman prend corps pour ensuite se vêtir. Prenant âme; la poésie demeure nue.
La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église.
Un roman n'a pas besoin de s'engager politiquement pour être politique. C'est, à l'inverse, quand il s'engage politiquement qu'il cesse d'être politique.
Dans un bon roman policier rien n'est perdu, il n'y a pas de phrase ni de mot qui ne soient pas significatifs.
Il est plus facile de lire que d'écrire. Mon père prétend que je lis trop vite et qu'une lecture précipitée n'a pas beaucoup de valeur. Il faut prendre le temps de s'interroger sur ce que l'on vient de lire. Une lecture dépourvue de réflexion équivaut à engloutir une soupe claire.
Une chose déroutante à propos des hommes - ils permettent à leur instinct sexuel de les conduire là où leur intelligence ne les mènerait jamais.
Un écrivain est quelqu'un qui a appris à son esprit à se conduire mal.
Il n'y a rien au monde qui ressemble autant à la prière que la musique.
Le coeur de l'homme prépare sa voie, mais c'est au Seigneur de conduire ses pas.
Le roman est ennemi de la vitesse, la lecture doit être lente et le lecteur doit rester sous le charme d'une page, d'un paragraphe, d'une phrase même.
Le rire est la seule perversion qui soit saine ou du moins qui puisse conduire à devenir sain.
Le roman deviendra ce que quelqu'un sachant écrire écrira de sa liberté.
La prière du coeur peut accomplir ce que rien d'autre ne peut faire au monde.
Vous pouvez prier pendant que vous travaillez. Le travail n'arrête pas la prière et la prière n'arrête pas le travail.
Excepté pour la passion du héros, un roman doit être un miroir.
Dans un monde bâti sur des sacro-saintes certitudes, le roman est mort.
Oui, je vais toujours me conduire mal !
Après un certain âge, la lecture détourne trop l'esprit de ses activités créatrices. Tout homme qui lit trop et utilise trop son propre cerveau tombe dans des habitudes de réflexion paresseuses.
S'il est important de bien conduire un mouvement revendicatif, il faut aussi savoir le terminer.
Chaque roman est un déicide secret, un assassinat symbolique de la réalité.
La ménopause masculine est beaucoup plus amusante que la ménopause féminine. Avec la ménopause féminine, vous prenez du poids et avez des bouffées de chaleur. Ménopause masculine? vous arrivez à sortir avec des jeunes filles et à conduire des motos.
Blasphème, la prière des amants.
L'histoire est un roman qui a été ; le roman est de l'histoire qui aurait pu être.
Mon ultime prière :Ô mon corps, fais de moi toujours un homme qui interroge !
Je crois que mon prochain qui tombe a besoin d'aide, La prière jamais ne lui fut un remède.
La lecture est pour moi le contraire de l'écriture. Je n'ai pas de rites : c'est pour me détendre, rire, pleurer, rêver.
Vivre sans lecture c'est dangereux, il faut se contenter de la vie, ça peut amener à prendre des risques.
Le roman n'est pas posé sur la réalité comme le couvercle sur une boîte. Il est une autre réalité qui gravite autour de la première et qui l'éclaire.
En prison, il me semble que c'est ceux qui ne savent pas lire qui sont le plus énervés. La lecture c'est le seul moyen légal d'évasion.
C'est vrai que la vie est rarement un roman en 18 tomes ; toutes les bonnes choses ont une fin, on ne repousse pas l'ultimatum.