La lecture de l'Ecriture sainte est prière, elle doit être prière, elle doit naître de la prière et conduire à la prière.
Tout le monde le sait bien qu'il n'y a pas de racisme mais des racismes : racisme anti-pauvre, racisme anti-jeune, racisme anti-femme, racisme anti-arabe... Alors, si vous êtes une "pauvre jeune femme arabe !"...
Le meilleur remède contre le christianisme est la lecture de la Bible.
Une religion n'existe pas sans croyants. Un texte ne devient sacré et éventuellement dangereux que parce qu'un lecteur fanatique décide d'appliquer au premier degré ce qui est écrit dans son livre de chevet.
On voit ainsi se manifester à la fois la "rage de lire" des femmes et la réprobation de leurs contemporains masculins. L'adolescente qui s'adonne à la lecture de romans - mais la poésie peut être tout aussi pernicieuse - renie son innocence première et se fabrique un paradis artificiel.
Une bonne écriture est une bonne écriture, mais cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas l'orchestrer ou la modifier.
- Alors, Michel, t'es toujours fiancé ? - Et toi, t'es toujours arabe ?
Un écrivain n'a vraiment besoin que d'une chambre tranquille, de papier et de soi-même...
Je déclare qu'après tout, il n'y a pas de plaisir qui vaille la lecture !
Le rite est une méditation active.
Les fables de Jean de La Fontaine qu'on aimait parce que dedans il y avait des animaux intelligents qui parlaient le français sans faire de fautes de grammaire ou d'orthographe, comme s'ils étaient allés à l'école.
Un écrivain n'a pas plus de légitimité que quiconque à analyser à chaud les drames qui laissent la société sidérée. Il peut en revanche s'intéresser au sens des mots qui prétendent dire les événements.
Chaque lecture est un acte de résistance. Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même.
Une sainte peut tomber dans la boue et une prostituée monter dans la lumière, mais jamais ni l'une ni l'autre ne pourra devenir une honnête femme, - parce que l'effrayante vache aride qu'on appelle une honnête femme, et qui refusa [...] ► Lire la suite
Un écrivain - ou tout au moins un romancier - a souvent des rapports difficiles avec la parole.
La lecture des évangiles produit d'abord un choc en ma subjectivité, puis, au contact de ces textes, je découvre que Jésus enseigne le désir et y entraîne. Je découvre que ces textes de deux mille ans ne sont pas en contradiction avec l'inconscient des hommes d'aujourd'hui.
Quand un écrivain s'engage dans la politique, il doit le faire en tant que citoyen, en tant qu'être humain, et non pas en tant qu'écrivain.
La chose du monde à laquelle un homme libre pense le moins, c'est la mort ; et la sagesse n'est point la méditation de la mort mais de la vie.
Un écrivain ne doit jamais perdre cet «état d'enfance». Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois.
Un écrivain est essentiellement un homme qui ne se résigne pas à la solitude. Chacun de nous est un désert.
Le devoir de tout écrivain est de nous aider à rechercher le temps que notre siècle a détruit.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
Un écrivain ne choisi pas ses thèmes, ce sont les thèmes qui le choisissent.
Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour.
Il faut que l'esprit séjourne dans une lecture pour bien connaître un auteur.
Le bon écrivain est celui qui enterre un mot chaque jour.
Montesquieu affirme n'avoir jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé. Moi, c'est la promenade. Au siècle dernier, on conseillait aux mélancoliques et aux amants déçus de voyager ; la promenade est un court voyage. Le déprimé est [...] ► Lire la suite
Un soir consacré à la lecture des grands livres est pour l'esprit ce qu'un séjour en montagne est pour l'âme.
Dire à un écrivain que son dernier livre est décevant n'est attentatoire ni à la politesse, ni au plaisir de lire. Cela apporte au contraire, du crédit aux éloges.
Le jardin est une méditation à ciel ouvert, un secret révélé à qui le mérite.
À la Sainte Cécile, chaque fève en produit mille.