On n'est compatissant que pour les maux qu'on éprouve soi-même.
Dieu est nommé pour le seul être que l'on puisse adorer en soi sans être enchaîné par l'orgueil.
Quelquefois le remède du mal consiste à l'oublier, et l'on oublie le remède.
La foi chrétienne n'est pas une « religion du livre » note laconiquement le Catéchisme. C'est là une affirmation d'une extrême importance. La foi ne se réfère pas simplement à un livre, qui serait en tant que tel l'unique et [...] â–º Lire la suite
L'homme ne connaît pas le prix des plaisirs de la vie avant d'en avoir éprouvé les malheurs.
Une bonne cuisine est l'engrais d'une conscience pure.
Parfois, on se fonde sur ce que disent les autres, sans se donner à soi même même le loisir de réfléchir et de juger.
On a mal au dos aux bras partout mais on y croit à la fin du jour du moisAu pognon pris sur nos maux sur nos dos ou nos brasIl y a la nuit sans fin dans d'infinis couloirs
Le coeur s'attendrit plus volontiers à des maux feints qu'à des maux véritables.
L'homme est un animal qui sécrète de la souffrance, pour lui-même et pour les autres.
Le mourant est dans la situation d'un homme qui sort de chez soi sans la clef et ne peut plus rentrer parce que la porte fermée ne s'ouvre que du dedans.
Comment survivre en pensant que l'amour lui-même aura une fin ?
On voyage autour du monde à la recherche de quelque chose et on rentre chez soi pour le trouver.
L'absence de ceux que nous aimons est le moi de soi - un bannissement mortel.
Seuls les faibles mettent des années à s'affranchir d'une émotion. Celui qui est maître de soi peut étouffer un chagrin aussi aisément qu'inventer un plaisir.
L'enfant reste un être fait de soi et de celui qu'on a aimé, il a pour mission de transmettre ce qu'il a reçu.
Car le poison de haine qui tient le coeurCause à celui que ce mal atteint une double souffrance:Ses propres maux sont accrusEt le bonheur d'un autre que lui est là.
Il n'y a que deux endroits Où l'on n'a pas à se gêner : Chez soi et chez les autres.
Ce n'est pas la conscience des hommes qui déterminent leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience.
La charité a toujours soulagé la conscience des riches, bien avant de soulager l'estomac du pauvre.
Celui qu'entoure la flamme de la jalousie, celui-là en fin de compte, pareil au scorpion, tourne contre lui-même son dard empoisonné.
Et à quoi bon exécuter des projets, puisque le projet est en lui-même une jouissance suffisante ?
Les actes de la conscience ne sont pas des jugements mais des sentiments.
La voix de la conscience et de l'honneur est bien faible quand les boyaux crient.
Ce n'est pas un sacrifice de quitter une pauvre vie dans laquelle on éprouve tant de difficultés pour appartenir à Dieu !
Le fou se croit sage et le sage reconnaît lui-même n'être qu'un fou.
Pour acquérir le sens de l'argent, il n'est pas nécessaire de connaître les biens qu'il procure, il faut avoir éprouvé le mal qu'il donne à se laisser gagner.
L'amour de soi est à l'amour de Dieu ce que le blé en herbe est au blé mûr. Il n'y a pas de rupture de l'un à l'autre - juste un élargissement sans fin.
Le mal, comme le bien, est aimé pour lui-même et servi.
Nous n'avons pas à envier certaines personnes à leur grande richesse ; ils l'ont acquis au prix fort, ce qui ne nous conviendrait pas ; ils ont misé leur repos, leur santé, leur honneur et leur conscience pour l'acquérir, le prix est trop élevé, et il n'y a rien à gagner à un tel marché.
Il n'est de pire ennemi que l'obligé qui s'empresse de se brouiller avec celui qui l'a aidé pour se prouver à lui-même que l'autre n'y a été pour rien.