Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
La vocation de l'humanité n'est pas la souffrance mais la joie, elle n'est pas la culpabilité du péché, mais la liberté de la jouissance réfléchie et partagée.
Quand on a été ministre ou fille publique, ne fût-ce qu'un jour, on a droit au titre toute sa vie.
L'homme ne doit pas se contenter d'un dieu qu'il pense, car lorsque la pensée s'évanouit, Dieu s'évanouit aussi.
Comment les mots, misérables chaînes de caractères, pourraient-ils servir à véhiculer les soliloques de la conscience ! C'est comme si on voulait faire une déclaration d'amour en morse.
Les mots boivent notre pensée avant que nous ayons eu le temps de la reconnaître.
L'idéologie est un processus que le soi-disant penseur accomplit sans doute consciemment, mais avec une conscience fausse. Les forces motrices véritables qui le mettent en mouvement lui restent inconnues, sinon ce ne serait point un processus idéologique.
La vérité réside dans chaque coeur humain, et on doit la chercher là-bas, et être guidé par la vérité telle qu'on la voit. Mais personne n'a le droit de contraindre les autres à agir selon sa propre vision de la vérité.
La liberté d'écrire et de parler impunément marque ou l'extrême bonté du prince ou l'esclavage du peuple : on ne permet de dire qu'à celui qui ne peut rien.
La seule prison est la peur, et la seule liberté est d'être libéré de cette peur.
Tout être humain a le droit d'être en contradiction avec lui même.
Quiconque peut apaiser la conscience d'un homme peut lui retirer sa liberté.
La lucidité : avoir des sensations à la troisième personne.
Il faut laisser aux gens qu'on aime le droit de disparaître.
L'homme est la nature prenant conscience d'elle-même.
Une conversation ressemble à un échange de balles : un bon partenaire vous envoie la balle droit dans le gant, de sorte qu'il est presque impossible de la rater ; quand c'est à lui de recevoir, il rattrape tout ce qui arrive de son côté.
Désormais, tout le monde a un droit de parole, il s'agit de savoir qui est entendu.
La seule manière de sortir de la violence consisterait à prendre conscience des mécanismes de répulsion, d'exclusion, de haine ou encore de mépris afin de les réduire à néant grâce à une éducation de l'enfant relayée par tous.
Créer la liberté à l'intérieur de la nécessité est sans doute la moins mauvaise définition de l'amour. Qui donne sa foi conquiert sa liberté.
Quand vous avez raison, vous n'avez pas besoin d'être en colère. Quand vous avez tort, vous n'avez pas le droit d'être en colère.
Celui qui ignore que son lit est dur, dort bien.
Aristote délivre la pensée des brumes mystiques dont l'avait entourée Platon.
L'homme n'est pas une créature destinée au bonheur. Voilà. Il est confronté à cette angoisse qui n'existe pas chez l'animal : la conscience du futur. Et plus encore, celle de la mort.
Rater sa vie est un droit aliénable.
Il y a un culte de l'ignorance aux États-Unis, et il y en a toujours eu. La tension de l'anti-intellectualisme a été un fil conducteur constant dans notre vie politique et culturelle, nourrie par la fausse idée que la démocratie signifie que « mon ignorance est aussi bonne que votre savoir ».
La liberté c'est l'enfer, quand elle tombe sur un coeur prisonnier.
La vraie littérature a son propre calendrier, sa propre liberté qui n'a rien à voir avec la liberté extérieure.
Vous n'avez pas le droit de critiquer la Russie sur la Tchétchènie.
La démocratie en Occident n'est plus, pour beaucoup, la grande affaire pour laquelle tant de générations se sont battues.
La démocratie s'arrête là où commence l'intérêt de l'Etat.
Un souhait est plus qu'un souhait. C'est un objectif que votre conscience et votre subconscience peuvent aider à réaliser.