Sans notre conscience d'un autre monde, il ne nous viendrait jamais à l'idée de changer.
Chaque religion apparaît comme un fantasme pour les étrangers, mais comme une sainte vérité pour ceux qui ont la foi.
Le monde est une pièce de théâtre ; il faut apprendre à jouer son rôle.
Quand elle est dépourvue de flamme, la vérité est philosophie ; elle devient poésie quand elle emprunte sa flamme au coeur.
La philosophie positive est le véritable état définitif de l'intelligence humaine.
Si les abattoirs avaient des murs de verre, tout le monde serait végétarien.
Dans les arts en particulier, il faut un sentiment bien profond pour maintenir l'originalité de sa pensée en dépit des habitudes auxquelles le talent lui-même est fatalement enclin à s'abandonner.
Les droits de l'homme, fourre-tout simpliste mais avantageux, constituent le degré zéro de la pensée politique contemporaine.
Il en était champion du monde puisqu'il était le seul à le pratiquer.
Tout le monde a des talents - nous avons tous un côté artistique et un certain talent - mais vous avez des domaines dans lesquels vous êtes meilleur que d'autres.
Le monde est iniquité ; si tu l'acceptes, tu es complice, si tu le changes, tu es bourreau.
L'art est un effort pour créer, à côté du monde réel, un monde plus humain.
L'élégance donne un style. Tout le monde n'est pas élégant. C'est inné.
La pensée vole et les mots vont à pied. Voilà tout le drame de l'écrivain.
Conquérons le monde avec notre amour. Entrelaçons nos vies, tissons-les des liens du sacrifice et de l'amour, il nous sera possible de conquérir le monde.
Deux choses participent de la connaissance : le silence tranquille et l'intériorité.
Le monde a plus que jamais besoin de poésie. C'est la seule chose qui peut empêcher la musique de se copier et de sonner de la même manière.
Un fou c'est un homme sain d'esprit qui n'a plus les moyens de sa folie, qui perd les eaux de sa folie, d'un seul coup. Il fait faillite. Il lâche ce qui ne reposait que sur lui : la corvée du langage, la comédie du travail. Le monde entier.
La politique et la religion sont comme deux têtes sous un même bonnet.
Le fait que j'existe prouve que le monde n'a pas de sens.
Ce qui n'est plus supportable, c'est cette bonne conscience béate qui, chaque fois, nous assure qu'il y a maldonne, que l'horreur n'a pas de place chez nous. [...] Nous nous refusons à reconnaître l'évidence : et, pour commencer, la place [...] ► Lire la suite
Nous apprenons tous les jours davantage que les peines en ce monde sont inévitables, que nous ne sommes pas placés ici pour y être heureux et qu'en nous résignant à notre destination, nous trouvons en nous d'inépuisables forces.
Une mauvaise conscience peut rendre la vie intéressante.
Je ne suis ni un justicier ni un héros. Je suis un homme d'action, qui n'est pas trop con et qui fait des actions que tout le monde ne ferait peut-être pas.
Je crois à la vertu du petit nombre, le monde sera sauvé par quelques-uns.
Nous ne parvenons pas à écrire ce que nous pensons et c'est là, toute la force des mots. Ecrire, c'est perdre son idée au profit de quelque chose qui nous dépasse, qui ne nous appartient même plus.
Le premier pas, mon fils, que l'on fait dans le monde Est celui dont dépend le reste de nos jours.
C'est le lien du désir à la réalité (et non sa fuite dans les formes de la représentation) qui possède une force révolutionnaire.
Le vrai écrivain n'est pas celui qui raconte des histoires, mais celui qui se raconte dans l'histoire. La sienne et celle, plus vaste, du monde dans lequel il vit.
Il n'y a rien au monde qui ressemble autant à la prière que la musique.
Après l'esprit de discernement, ce qu'il y a au monde de plus rare, ce sont les diamants et les perles.