Le sage ne rencontre pas de difficultés. Car il vit dans la conscience des difficultés. Et donc n'en souffre pas.
Quand on sacrifie la moitié de sa vie pour une raison quelconque, dit-il d'une voix calme et nette, on change de personnalité. On ne devient pas seulement la moitié de ce qu'on était destiné à être, mais une créature tout autre, tordue et déformée par le sacrifice.
Le coeur du sage cherche l'instruction, la bouche des insensés se repaît d'ignorance.
Le courage consiste à donner raison aux choses quand nous ne pouvons les changer.
Je préfère la laideur à la beauté, car la laideur dure.
La terre n'est pas la demeure de l'homme mais sa tombe, c'est donc pour leurs tombes que les hommes se battent.
C'est ce qui manque qui donne la raison d'être.
L'homme n'existe que dans le combat, l'homme ne vit que s'il risque la mort.
Tel qui vit d'espoir meurt à jeun.
(...) la culture est un antidote à la violence, car elle nous invite à la compréhension d'autrui et féconde la tolérance, en nous incitant à partir à la rencontre d'autres imaginaires et d'autres cultures.
Montrez toujours plus de gentillesse que cela ne semble nécessaire, car la personne qui la reçoit en a plus besoin que vous ne le saurez jamais.
La faiblesse de notre raison et l'insuffisance de nos lois se font sentir tous les jours.
Bénis soient les plus jeunes, car ils hériteront du déficit budgétaire de l'Etat.
Qu'est-ce donc qu'une mauvaise herbe, sinon une plante dont on n'a pas encore découvert les vertus ?
Le nihilisme est aujourd'hui celui de la transparence, et il est en quelque sorte plus radical, plus crucial que dans ses formes antérieures et historiques, car cette transparence, cette flottaison, est indissolublement celle du système, et celle de toute théorie qui prétend encore l'analyser.
Comme l'or, le bien ne se rencontre jamais à l'état pur dans la nature : il est donc normal de ne pas le trouver impressionnant. Il a la fâcheuse habitude de ne rien faire ; il préfère se donner en spectacle.
Nous devrions avoir plus de femmes dans divers postes de direction, car ce sont les femmes qui décident presque de tout à la maison.
Faute de savoir ce qui est écrit là-haut, on ne sait ni ce qu'on veut ni ce qu'on fait, et qu'on suit sa fantaisie qu'on appelle raison, ou sa raison qui n'est souvent qu'une dangereuse fantaisie qui tourne tantôt bien, tantôt mal.
Faites le bien par petits bouts, là où vous êtes. Car ce sont ces petits bouts de bien, une fois assemblés, qui transforment le monde.
J'ai une politique sur la peur: elle handicape l'âme, il faut donc la combattre.
La pire des pestes est la raison humaine.
Un paradoxe est une opinion qui vit de ses charmes aux dépens de la vérité.
Ainsi nous ne sommes rien, ni toi ni moi, auprès des paroles brûlantes qui pourraient aller de moi vers toi, imprimées sur un feuillet : car je n'aurai vécu que pour les écrire, et, s'il est vrai qu'elles s'adressent à toi, tu vivras d'avoir eu la force de les entendre.
Vous avez tous une raison d'être. N'écoutez pas ceux qui n'ont plus d'espérance envers vous.
L'Algérie est un pays subjugué par le mythe de la nation arabe, car c'est au nom de l'arabisation que l'on réprime le tamazight. En Algérie, comme dans le monde entier, on croit que l'arabe est la langue des Algériens.
Je pense, donc je suis.
Personne ne veut qu'on touche un point sensible, et donc une société avec tant de plaies tremble quand quelqu'un a le courage de le toucher.
La présence des autres est créatrice de violence. Car les autres sont au moins deux : l'un devient rival, l'autre l'objet de la rivalité.
Que d'hommes ne se connaissent pas d'autre raison de vivre que la peur de mourir !
Je choisis une personne paresseuse pour un travail difficile, car une personne paresseuse va trouver un moyen facile de le faire.
La tombe est la fin de la journée car c'est dans la tombe que reste morte la flamme enfermée dans notre esprit.