Ce n'est pas ce qu'on sait qui nous fait agir, mais ce que l'on sent.
Un peuple qui ne sait plus interpréter ses propres signes, ses propres mythes, ses propres symboles, devient étranger à lui-même, perd foi en son destin.
Quarante ans, bien sûr, c'est encore jeune mais on sent qu'il n'y a plus une minute à perdre, on sent que c'est l'été des Indiens de la vie.
Qu'il est pitoyable, l'être trop faible qui soudainement se fâche. Il ne sait plus, l'instant de colère passé, comment se comporter.
Chacun sait où son soulier le blesse.
Il y a des gens qui n'ont que la façade... L'entrée sent le palais, et le logement la cabane.
Le comédien sait très bien ce qu'il apporte, parfois de manière géniale, ne dure que le temps de la représentation. Seul subsiste me souvenir. L'auteur, lui, existe grâce à cette trace qu'est l'écrit.
Que d'hommes se pressent vers la lumière non pas pour voir mieux, mais pour mieux briller.
Les philosophes sont bien trop orgueilleux pour avouer leur peur de la mort, et trop prétentieux pour reconnaitre à la maladie une fécondité spirituelle.
Rien n'est plus trompeur qu'un sourire. Et nul ne le sait mieux que celles et ceux qui se cachent derrière lui. Certaines montrent leurs dents comme pour mettre poliment en garde leurs ennemis, d'autres arborent une mine radieuse pour empêcher [...] â–º Lire la suite
Il ne sait plus que dire et formule, d'un air malheureux, des objections presque futiles, tant il en est d'autres plus lourdes.
On peut répandre la lumière de deux façons : être la bougie, ou le miroir qui la reflète.
La conscience n'est pas la lumière qui éclaire l'esprit et le monde, mais c'est la lueur ou le flash qui éclaire la brèche, l'incertitude, l'horizon.
On pourrait reconnaître aisément cette vérité à peine entrevue par le penseur, que, depuis l'huître jusqu' à l'aigle, depuis le porc jusqu'au tigre, tous les animaux sont dans l'homme et que chacun d'eux est dans un homme.
Qui ne sent point son mal est d'autant plus malade.
Que sait-on de la grâce ? C'est un désir, une tentation, une courbe élégante de l'âme. C'est indéfinissable. Un artiste la cherche toute sa vie. Il ne sait pas ce que c'est mais il la devine, il la sent.
C'est une journée machinale comme seule l'usine sait en produire.
Au milieu des ténèbres, la lumière persiste.
En un sens le pouvoir de normalisation contraint à l'homogénéité ; mais il individualise en permettant de mesurer des écarts, de déterminer les niveaux, de fixer les spécialités et de rendre les différences utiles en les ajustant les unes aux autres.
Tant que l'on ne sait pas ce qu'est la vie, comment peut-on savoir ce qu'est la mort ?
Quand on promet une chose à un mourant, chacun sait bien qu'il faut tenir sa promesse.
Dieu sait mieux que nous ce dont nous avons besoin.
Rêvez audacieusement. Ayez le courage d'échouer. Agir avec urgence.
Un jour, on te dit que reprendre un verre d'alcool ce serait comme aller se baigner sans savoir nager. Quand on sait qu'on va se noyer, on réfléchit.
La conscience : ce qui se sent mal quand tout le reste se sent bien !
La fortune fait paraître nos vertus et nos vices comme la lumière fait paraître les objets.
Autant être payé pour ce que l'on sait faire et qui se rapproche de ce que l'on aime.
Dans tous les cas, le jour qui se lève est l'aube d'un nouveau pas sur le chemin de l'évolution, de la croissance de l'être et - qui sait ? - de la sagesse.
On parle des maîtres chanteurs, on ne sait pas ce que c'est qu'une maîtresse chanteuse.
Qui ne sait pas rendre un service n'a pas le droit d'en demander.
Quand on ne sait même plus ce qu'on doit revendiquer, on se contente d'émeutes.