Artistes, poètes, écrivains, si vous copiez toujours, on ne vous copiera jamais.
L'immortalité c'est de travailler à une oeuvre éternelle.
L'art mène à Dieu, car il tend vers la perfection. Il y a, dit-on, un ciel de gloire pour les artistes malheureux.
L'intention de l'auteur ne constitue pas un critère valable pour juger de la réussite d'une oeuvre littéraire.
L'amour du prochain réclame des poètes qui savent donner leur unique manteau.
Toute oeuvre humaine, tout acte humain, et même parfois les plus élémentaires, exigent et supposent un avenir.
Je suis persuadé que les écrivains du futur assureront la relève comme l'a fait chaque génération depuis Homère...
La vie n'est pas une chose raisonnable. On ne peut, sauf à se mentir, la disposer devant soi sur plusieurs années comme une chose calme, un dessin d'architecte.
L'artiste doit être dans son oeuvre comme dieu dans la création, présent partout et visible nulle-part.
La nature est une oeuvre d'art, mais Dieu est le seul artiste qui existe, et l'homme n'est qu'un arrangeur de mauvais goût.
Une oeuvre littéraire fabrique une multitude de situations fictives dans lesquelles on se projette, dans lesquelles on devient un autre.
Quelque regretté qu'il soit, et par tous les artistes et par tous ceux qui l'ont connu, il nous est peut-être permis de douter que le moment soit déjà venu, où, apprécié à sa juste valeur, celui dont la perte nous est si particulièrement sensible, occupe le haut rang que lui réserve probablement l'avenir.
Je ne comprends pas qu'ils ne sachent pas au moins garder le silence devant une oeuvre d'une telle beauté, beauté irritante, peut-être exaspérante même, parce que l'auteur, avec tout son génie, touche à des choses très graves avec une sorte d'insolence qui fait peur.
Les grands esprits et les poètes aiment dans leurs écrits beaucoup mieux et beaucoup plus fort que dans la vie. Ils sont comme les États puissants qui acquittent leurs petites dettes avec de la monnaie, et qui règlent les grandes avec du papier.
Je déteste ces artistes qui font de faux adieux et qui sont encore là vingt ans après. Greta Garbo a très bien réussi ses adieux. Elle est partie et on ne l'a plus jamais revue.
Il y a du génie dans le dessin d'humour et une dimension universelle, intemporelle.
Je ne vois pas pourquoi les gens attendent d'une oeuvre d'art qu'elle veuille dire quelque chose alors qu'ils acceptent que leur vie à eux ne riment à rien.
Les vrais poètes sont toujours prophètes.
La valeur d'une oeuvre n'existe que dans l'esprit de ceux qui l'apprécient.
Je ne vois pas pourquoi les gens attendent d'une oeuvre d'art qu'elle veuille dire quelque chose alors qu'ils acceptent que leur vie à eux ne rime à rien.
Une oeuvre d'art détruite, c'est le patrimoine de l'humanité qui est entamé, et c'est irremplaçable.
Une sincère et complète abnégation est une vertu préférable à toutes les vertus. Aucune oeuvre d'importance ne peut être faite sans elle.
Être Geisha, c'est être appréciée comme une oeuvre d'art vivante.
Une oeuvre qui aspire, même modestement, au titre d'oeuvre d'art doit à chaque ligne comporter sa justification.
Elle pouvait indiquer un envoûteur qui, par image de cire bien travaillée, aiguilles plantées et conjurations prononcées, ferait oeuvre nocive sur Mahaut.
Il n'y a pas de sort plus affligeant pour un artiste que de devoir se montrer devant des imbéciles, de voir son oeuvre exposée à la critique du vulgaire et de l'ignorant.
Les grandes oeuvres sont toutes des vengeances, les chefs-d'oeuvre sont tous des revanches. Je crois que c'est la loi de fer des écrivains : ils ne réussissent leurs livres que dans la mesure où ils ont raté leur vie.
Ce que nous appelons "une oeuvre d'art" est le résultat d'une action dont le but fini est de provoquer chez quelqu'un des développements infinis.
Qu'un auteur ait quelque chose à dire, et qu'il le dise sincèrement, ne suffit pas à justifier la naissance d'une oeuvre dramatique : ce qui la justifie, c'est que le public ait quelque chose à entendre.
Une oeuvre qui ne convainc pas son auteur lui-même ne pourra toucher le lecteur.
Une oeuvre d'art n'est supérieure que si elle est, en même temps, un symbole et l'expression exacte d'une réalité.