Les bibliothèques, ces cimetières de l'esprit humain, où dorment tant de morts qu'on n'évoquera plus.
Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables et qu'on n'a pas remplacés.
Bon écoutez, il faut regarder la réalité en face : y'a plus de deux millions d'immigrés clandestins qui dorment peinard dans cet état ce soir. Cet état a dépensé trois milliards de dollars l'année dernière sur les fonds publiques pour ces [...] â–º Lire la suite
Ils dorment chez papa-maman. Jadis, on n'aurait jamais osé « faire ça » dans le domicile familial. C'était sacré. Mais il n'y a plus de différence entre le sacré et le profane. L'Amour est le sacré de l'époque. (...) le [...] â–º Lire la suite
Les cimetières sont des champs de fleurs.
Les cimetières sont les témoins flagrants de la défaite de l'homme face au temps et à lui-même.
Un intellectuel c'est quelqu'un qui entre dans les bibliothèques publiques même quand il ne pleut pas.
Les seuls espaces libres sont les cimetières dont la superficie dépasse presque, dans Paris même, la superficie des jardins. Honneur à la ville qui prévoit plus d'oxygène pour ses morts que pour ses vivants.
Sommeil du juste. Je crois que c'est les injustes qui dorment le mieux, parce qu'ils s'en foutent.
Le rêve maternel, C'est le tiède tapis, C'est le nid cotonneux Où les enfants tapis, Comme de beaux oiseaux Que balancent les branches, Dorment leur doux sommeil plein de visions blanches !
Les cimetières sont remplis de gens qui se croyaient indispensables.
Les bras des mères sont faits de tendresse ; les enfants y dorment profondément.
Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, qui ont tous été remplacés.
L'ordinateur est un hypnotique. Les gens dorment devant l'écran. Ils sont fascinés comme des papillons face à une lampe. Ils se grillent sous l'abat-jour.
Moi je dors dans mon lit et mon petit frère dans le sien. Maman et papa dorment ensemble parce qu'ils sont de la même grandeur.
Il y a des cimetières tellement tristes que ça donne pas envie de mourir.
Comme des bibliothèques aux multiples rayons que l'on classe, déplace, aménage, lentement nos identités se recomposent.
Dans certains cimetières américains, certains défunts demandent que l'on plante un arbre sur leur tombe. Sans doute ces gens pensent-ils qu'ils ne mourront pas tout à fait si leur ADN passe dans l'arbre dont les racines vont s'enfoncer dans la tombe, proliférer, faire des rejetons... Le fantasme de l'immortalité revisité par la science !
L'air est plus pur à la campagne parce que les paysans dorment les fenêtres fermées.
Les hommes qui disent qu'ils dorment comme des enfants n'en ont certainement jamais eu.
Les cimetières sont les boîtes de nuit du néant.
Les cimetières sont des portefeuilles où toutes les valeurs humaines en s'y plaçant se réduisent à zéro.
Pour qui s'emmerde au trou perdu, la mort du voisin ranime toujours un peu la vie, mettant la joie dans les chaumières où le père noue sa cravate noire des cimetières en fredonnant des javas usées.
Les cimetières sont des alignements de fétiches.
Les bibliothèques devraient être ouvertes à tous sauf aux censeurs.
Les passions sont comme des bibliothèques où le vulgaire séjourne sans connaître les trésors qu'elles contiennent.
Je me dis qu'il faut qu'on veille les uns sur les autres, pendant que mes amis dorment autour de moi.
Seuls ceux qui dorment ne font pas d'erreurs.
Des houles de l'Arctique à celles du désert, des ossuaires de France aux cimetières des sables, la seule foi qu'ils confessent, c'est leur foi dans la France écartelée mais unanime.
Comme les musées, les bibliothèques sont un refuge contre le vieillissement, la maladie, la mort.
Verrouillez vos bibliothèques si vous le souhaitez ; mais il n'y a pas de porte, pas de serrure, pas de verrou que vous pouvez mettre sur la liberté de mon esprit.