On ferait bien peu pour Dieu si le diable était mort.
Chuck Norris est mort depuis 10 ans, mais la Mort n'a pas encore trouvé le courage d'aller lui dire.
Un bébé est une façon pour Dieu de dire que le monde doit continuer.
Face à la nourriture, le corps ne sait rester neutre ; il est prêt à toutes les folies, à toutes les fantasmagories, et la mort ne lui fait plus peut.
Après la guerre, deux choix s'offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d'avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !
Ce dilemme, perte ou salut, aucune fatalité ne le pose plus inexorablement que l'amour.
L'art est une abstraction, c'est le moyen de monter vers Dieu en faisant comme notre divin Maître, créer.
Je me suis habitué à la mort : un pianiste est un homme déguisé en croque-mort, avec en face de lui, constamment, son piano qui ressemble à un corbillard.
Preuve est faite que visages dévots et pieuses actions nous servent à enrober de sucre le Diable lui-même.
Connaître ce qui lui était caché, c'est la griserie, l'honneur et la perte de l'homme.
La seule différence entre vous et dieu est que vous avez oublié que vous êtes divin.
Si l'oeuvre de Dieu est tout entière bonne, c'est qu'elle est tout entière utile au salut de l'homme ; elle n'est donc pas en soi une fin, mais un moyen qui tire sa justification de l'usage que nous en faisons.
Redoute l'imprécation de l'opprimé, car entre elle et Dieu ne s'interpose aucun voile.
Un jour, tout allait à la perfection et le lendemain, tout avait disparu - attrait, saveur, intérêt, contentement - tout. C'était l'un des moments en question, voyez-vous. Le souffle chlorotique de la fin de la jeunesse s'abattit sur moi et m'emporta.
Face à la mort nous n'avons qu'une ressource, faire de l'art avant elle.
Les anges ne croient au diable que quand ils ont reçu un coup de cornes.
L'homme, c'est un ange, c'est un animal, c'est un néant, c'est un miracle, c'est un centre, c'est un monde, c'est un dieu, indigent de Dieu, capable de Dieu et rempli de Dieu, s'il le veut.
L'espoir d'un prochain héritage suffit pour adoucir, dans le coeur du légataire, le sentiment du regret que devrait y laisser la perte du défunt.
A un riche, le diable berce les enfants gratis ; à un pauvre, il ne le veut pas, même pour l'argent.
On découvre aisément en Dieu des signes graves d'anthropomorphisme.
La vraie perte n'est possible que si vous aimez quelque chose de plus que vous ne vous aimez.
Ce n'est pas Dieu qui est loin de l'homme, mais l'homme qui est loin de Dieu.
La mort n'est pas une fin. C'est un commencement. Elle est à l'origine de toute chose : nous venons de la mort.
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Dans une éternité et un infini qui sont fermés à jamais aux êtres dans le temps, Dieu est le nom le plus commode pour le néant et pour le tout.
Il y a toujours deux chances pour ne pas retrouver l'ami que l'on quitte : notre mort ou la sienne.
Le nom de Dieu a trop servi.
Peut-on avoir une putain de conversation sans que tu me rappelles que mon mari est mort ?
Dans notre législation telle qu'elle est, la femme ne possède pas, elle n'este pas en justice, elle ne vote pas, elle ne compte pas, elle n'est pas. Il y a des citoyens, il n'y a pas de citoyennes. C'est là un état violent : il faut qu'il cesse.
Qu'est-ce que Dieu ? C'est un secret de l'homme.
L'athée que je suis ne pas juge autrui sur le fait qu'il croie ou non en Dieu, mais sur ce qu'il fait de son athéisme ou de sa foi.