On ne fait pas tenir le monde derrière un front.
Rien au monde n'est plus dangereux que l'ignorance sincère et la bêtise consciencieuse.
J'ai entendu une blague un jour : un homme va chez le toubib, dit qu'il est déprimé, la vie lui parait dure et cruelle. Il dit qu'il se sent tout seul dans un monde menaçant. Le toubib dit : « [...] ► Lire la suite
La peinture ne saisira le mystère de la réalité que si le peintre ne sait pas comment s'y prendre.
La pire difficulté pour l'individu créateur, c'est de réfréner l'entêtement à vouloir catégoriser le monde à son image.
On donne généralement le nom de découverte à la connaissance d'un fait nouveau ; mais je pense que c'est l'idée qui se rattache au fait découvert qui constitue en réalité la découverte.
L'idée qu'un autre monde est possible est quand même plus stimulante que l'injonction de se résigner au désordre des choses !
La perfection n' est pas de ce monde et certainement pas dans mon métier. En tout cas, tous les jours on se remet en question, on essaie de s' améliorer, demain on sera meilleur qu' hier.
Être bon représente une aventure autrement violente et osée que de faire le tour du monde à la voile.
J'ai connu un gars qui avait le front tellement ridé que pour mettre son chapeau, il le vissait !
Tout le monde se plaint d'un manque d'argent, mais personne d'un manque d'intelligence.
L'amour est une flamme qui dure ou qui ne dure pas, peu importe, car toute sa réalité est dans son présent, mais c'est une flamme qui se consume. Elle éclaire le monde d'une lumière étrange et magique qui change les reliefs et métamorphose les perspectives. Sa vérité se suffit à elle-même.
- N'oublie jamais que tu es juif, disait sa mère à Alain Finkielkraut.- N'oublie jamais d'où tu viens, me répétaient en écho mes parents;Cela voulait dire : reste modeste et surtout ne nous renie pas. Je rétorquais :- On appartient au monde qu'on a fait, pas celui d'où on vient.
Tout le monde ne peut pas être célèbre, mais tout le monde peut être génial, car la grandeur est déterminée par le service.
L'inspiration vient vraiment d'abord du personnage et de l'histoire. Cette vision de ce qu'est l'histoire et de ce qu'est le personnage, du monde qu'il habite et de ce que l'histoire veut raconter. C'est vraiment ce qui m'inspire.
Le monde change. La musique change. Les drogues changent. Même les hommes et les femmes changent. Dans 1000 ans, il n'y aura ni mec, ni nana. Que des branleurs.
Les fils sont élevés comme s'ils devaient rester des fils toute leur vie, sans qu'on pense le moins du monde qu'ils deviendront des pères.
Vieillir c'est quand on dit "tu" à tout le monde et que tout le monde vous dit "vous".
Un corps est en réalité une machine à survie aveuglément programmée par ses gènes égoïstes.
Je me glisse dans les problèmes politiques par la porte de derrière en posant des questions. Je ne suis pas un combattant. Seulement un témoin.
Et oui j'ai connu ton père... et toi aussi, je te connais bien mon garçon. Tu sais, ton père m'a beaucoup parlé de toi au camp, pendant ces 5 ans ou on est restés côte à côte prisonniers à Hanoï, [...] ► Lire la suite
Dans notre monde de certitudes, seul l'art contemporain permet de douter. Ouf !
Il n'y a personne qui ait plus d'ennemis dans le monde qu'un homme droit, fier et sensible, disposé à laisser les personnes et les choses pour ce qu'elles sont, plutôt qu'à les prendre pour ce qu'elles ne sont pas.
Quand les grands de ce monde commettent une faute, ce sont les petits qui paient.
Boire, c'est croire qu'on vient de fermer sa porte à l'ennemi alors qu'on vient de l'installer chez soi, de façon définitive, derrière les verrous du silence.
Est-ce que cela ne vous semble pas bizarre de ne pouvoir être autre chose que soi, jusqu'à son dernier souffle, et même au-delà, dit-on.
Le monde croit que toutes les blondes sont stupides et que les brunes sont plus intelligentes. Eh bien, je ne suis pas d'accord.
Comprendre les grands principes du monde et leurs détails parfois dérisoires fascine le scénariste ou l'acteur que je suis.
L'écriture lui permettait de réinventer un monde meilleur. Réinventer le fracas de l'âme.
On rêve d'un idéal, on le prie, on l'appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable.
Pendant longtemps, je me suis caché derrière la fausse modestie, mais c'est infernal de faire ce métier sans aimer s'écouter.