C'est bon le silence quand on n'a rien à dire.
Si on savait de quoi est faite notre peur, on pourrait sans doute s'en débarrasser.
Et nous étions là, dans la nuit, à jeter des pierres. À les jeter le plus haut, le plus loin possible, dans ce bois devant nous qui si rapidement dévalait la pente que c'en était sous nos pieds comme déjà un ravin, avec le bruit de l'eau à ruisseler en contrebas sous les arbres.
Plus le niveau de calme de notre esprit est grand, plus notre tranquillité d'esprit est grande, plus notre capacité de jouir d'une vie heureuse et joyeuse est grande.
Bien plus que le bruit des bottes, je crains le silence des pantoufles.
Si bien qu'en attaquant le philosophe on se donne la honte d'attaquer une enveloppe modeste, pauvre et chaste; ce qui décuple la rage impuissante; et le philosophe n'offre aucune prise, bien qu'il prenne tous les coups. Là prend tout son [...] ► Lire la suite
La meilleure façon de se taire c'est de parler avec ses mains.
Quand j'entrevois, comme aujourd'hui, le "simple" fond des choses (ce qu'à la condition d'une chance infinie, l'agonie révélera sans réserve), je sais que je devrais me taire : je recule, en parlant, le moment de l'irrémédiable.
Une foule n'est pas une compagnie, les visages ne sont qu'une galerie de tableaux et la conversation n'est rien qu'un bruit de cymbales où il n'y a pas d'affection.
Dans la solitude il faut agir comme si on était vu du monde entier et quand on est vu du monde entier agir comme si on était seul.