La plupart des vérités sont si nues qu'on a pitié d'elles et qu'on les habillent au moins un petit peu.
Je ne peux malheureusement acheter que ce qui est à vendre, sinon il y a longtemps que je me serais payé un peu de bonheur.
Avec un petit appât on capture de gros poissons.
La vie n'est guère plus qu'une fraction de seconde. Un peu de temps pour se préparer à l'éternité !
Le mélange de l'admiration et de la pitié est une des plus sûres recettes de l'affection.
La guerre n'existerait pas, sans la littérature. Et il n'y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
Nous avons tous là un petit temple où nous abritons religieusement toutes nos idoles, croyances, rêves, affections. Elles sont là, debout, en équilibre, chacune sur son piédestal... Fiers de ce doux fardeau, nous marchons dans la vie comme ces mouleurs [...] â–º Lire la suite
La comédie critique, la tragédie exalte. C'est ce qui fait sans doute la supériorité de l'art tragique sur l'art comique.
C'est à ne pas penser que la pensée de l'homme s'use ; et c'est celui qui pense peu qui se prévaut de certitudes.
Sur les planches, on est à poil, sans filet. C'est un peu les jeux du cirque !
Il est souvent plus facile d'avancer sur des rêves méga-ambitieux.... Puisque personne d'autre n'est assez fou pour le faire, vous avez peu de concurrence.
A trente ans, tout est joué : oeuvre, carrière, amour, destinée. Après, il suffit de suivre les rails - chemin de velours ou mauvaise glissade, peu importe - on "suit" sa pente. Entre vingt et trente ans, on la "fait".
Il est des intellectuels comme du soleil d'hiver. Il brillent mais prodiguent peu de chaleur.
Nous devrions réfléchir un peu plus à la manière dont nous avons peur aussi de nos enfants tout en vivant dans une culture qui prétend toujours les protéger.
Si vous n'êtes pas assez fort pour supporter la critique, vous êtes trop petit pour mériter la considération.
L'histoire préfère les légendes aux hommes, elle préfère la noblesse à la brutalité, les discours enflammés aux actes silencieux. L'histoire se souvient de la bataille, mais elle oublie le sang répandu. Ce que l'histoire retiendra de moi, pour peu qu'elle retienne quelque chose, ne sera qu'une partie, une infirme partie de la vérité.
Au début, tu as toujours l'image devant les yeux mais elle s'éloigne petit à petit. Puis un matin, tu te réveilles, tu vois ta vie devant toi. Puis il y a cette image en plein milieu. Et elle est belle dans le paysage. Ça s'appelle un souvenir...
Tout le monde meurt mais peu de gens vivent avant de mourir.
S'éloigner de tout rapproche un peu de l'essentiel.
Je suis au-dessus des Oscars. Je pense que si vous voulez vraiment un Oscar, vous êtes mal. C'est comme vouloir se marier, vous acceptez n'importe qui. Si vous voulez un Oscar à tout prix, ça devient un désir absolu et une ambition, et ça devient peu attirant.
Maintenez vivante en vous la faculté de l'effort en la soumettant chaque jour à un petit exercice sans profit.
Un tête-à-tête permanent avec Dieu, dans cette vie, serait accablant. Il faut à l'amour un peu d'absence.
Commémorer la Révolution française est un peu comme célébrer le jour où on a attrapé la scarlatine.
La vengeance est aussi signe de souffrance pour l'amour perdu que nous avons tous connu.
L'art, une bien belle chose, mais que change-t-elle au monde, sinon la couleur de sa misère ?
Il faut si peu de choses pour faire accepter chaque jour.
Et pourtant c'eût été si bon, au milieu de tant de deuils et de tristesse, d'avoir un peu d'amour pour se chauffer le coeur!
À chacun sa petite croix. Pendant le petit pendant et le bref après.
Votre livre terminé est devenu un objet, une sorte de magma un peu pâteux, une masse informe dont vous avez une vision de détails, mais pas de vue d'ensemble.
Je fonctionne un peu comme un pilote sur un circuit automobile, je sens dans le moteur à quel moment il faut changer les vitesses.
Sauf la souffrance physique, tout est imaginaire.