Un amour qui se meurt, c'est encore de l'amour rien de plus. Dans l'amour, la vie et la mort ne font plus qu'un.
La crainte est quelque chose de plus profond que le courage.
L'apparence, comme la fraîcheur, est une passion. Il y a une obsession de la vérité, mais une passion de l'apparence.
A mesure que j'avançais en âge, mon « hugolâtrie » grandissait, et chaque nouvelle oeuvre du poète, attendue avec impatience, était dévorée dès son apparition. Si j'entendais autour de moi grincer d'irritantes critiques, je me réconfortais en causant avec Berlioz, qui voulait bien m'honorer de son amitié et dont l'admiration pour Hugo égalait la mienne.
L'amour est le sentiment inaltérable de la possession éternelle en soi, d'un objet, d'une pensée, d'un être.
Vieille amitié ne craint pas la rouille.
L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance.
N'oublie pas de tomber amoureux de toi-même d'abord.
Peu d'objets éveillent, comme le livre, le sentiment d'absolue propriété. Tombés entre nos mains, les livres deviennent nos esclaves.
Chez moi, le désir est moteur.