Quand on court de soi-même à sa perte, les dieux y mettent la main aussi.
Une nation forte, comme une personne forte, peut se permettre d'être douce, ferme, réfléchie et sobre. Elle peut se permettre de tendre la main aux autres. C'est une nation faible, comme une personne faible, qui doit se comporter avec fanfaronnade, vantardise, témérité et autres signes d'insécurité.
On veut de la sûreté pour soi et pour tout le monde. Il n'en est pas de même de la liberté. On n'en veut que pour soi et on se méfie de celle des autres.
- Maximus, Maximus, Maximus. Ils te réclament , le général qui est devenu un esclave, l'esclave qui est devenu gladiateur, le gladiateur qui défia un empereur. Une histoire extraordinaire. Maintenant le peuple veut savoir comment elle se termine. Et quelle [...] â–º Lire la suite
L'amour est aveugle, mais le mariage lui rend la vue.
Le médiateur entre le cerveau et la main doit être certainement le coeur.
Si l'on donne à quelqu'un le conseil qu'il a déjà l'intention de ne pas suivre, il vous en veut tout de suite, et si l'on lui donne le conseil qu'il suivra certainement, il vous en veut plus tard.
Il a toujours profondément méprisé la nature humaine, en raison même de l'échantillon que lui renvoyait son miroir.
C'est ridicule de situer une intrigue policière à New York. New York est en soi une intrigue policière.
Quand l'homme comprendra que c'est lui qui a inventé Dieu et pas le contraire, il commencera peut-être à faire preuve de plus d'humanisme.
Comme l'homme est dur, malgré ses cris de pitié, comme la douleur des autres lui semble légère, quand la sienne n'y est pas mêlée !
Le metteur en scène n'est utile que si l'acteur est meilleur avec lui que sans lui. Sinon, à quoi bon ?
Et à quoi bon exécuter des projets, puisque le projet est en lui-même une jouissance suffisante ?
Rien ne se nourrit de lui-même comme le fait la libéralité.
Du bois tordu de l'humanité, aucune chose droite n'a jamais été faite.
Les hommes peuvent mourir de faim par manque de réalisation de soi autant qu'ils le peuvent par manque de pain.
L'expression du soi est sacrée et fatale. C'est une nécessité.
Je n'ai jamais été honnête. Mon père est mort et je ne lui avais jamais dit : « Je suis gay ». Je savais ce que je l'étais, mais j'ai dû faire semblant de ne pas l'être pour éviter les coups.
Le fou a un point de ressemblance avec le meurtrier : il n'appartient pas à ce monde. Un véritable fanatique peut mettre à mort qui lui plaît.
L'amitié meurt toujours en même temps que la perte de la confiance.
Je condamne simplement les hommes et tout le fonctionnement du monde, qui n'ont jamais voulu prendre conscience du rôle important, difficile mais en fin de compte magnifique, lui aussi, que joue la femme dans la société.
Il est permis à un amant de chercher les moyens de plaire, et on doit lui pardonner lorsqu'il a réussi.
Les Français qui croisent une étrangère lui regardent successivement les jambes, les yeux et l'annulaire gauche.
Je ne pensais même pas au mariage, c'est lui qui a voulu. Après, rien n'aurait pu nous séparer. Je lui ai dit : 'Fais-moi un enfant' et notre Valentine est arrivée.
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
Peut-être ce mot famille évoque-t-il pour vous la chaleur tiède et mélancolique d'un passé, ou bien la force du nombre des moyens d'action et de relations dont vous lui êtes redevable, une espérance, peut-être aussi un regret. Peut-être ce mot est-il pour vous synonyme d'étouffement, de charges écrasantes, de chape de plomb sur le coeur.
Je préfère le désespoir à l'incertitude.
Le Pape se couronne seul, s'oint lui-même du Saint Chrême, et à genoux révère sa personne tout à la façon des vieux empereurs romains.
Je ne connais personne qui lève la main en disant: "Oh mon Dieu, j'aime être vulnérable et nécessiteux."
Il faut dire le film, il faut pas dire le texte. Le film appartient au metteur en scène, mais l'acteur, son rôle lui appartient.
Les nations européennes se vautrent dans l'opulence la plus ostentatoire. Cette opulence européenne est littéralement scandaleuse car elle a été bâtie sur le dos des esclaves, elle s'est nourrie du sang des esclaves, elle vient en droite ligne du sol [...] â–º Lire la suite