Oser encore recourir à l'espoir.Oser encore porter l'instant et le rendre à lui-même.Répondre quel qu'il soit au baiser de la terre,vouloir ce plus loin dont on ne sait le nom.
L'amour véritable, il est comme le soleil dans le ciel, on ne sait pas à quoi il tient.
Quand un homme a vu la forme aérodynamique d'un jet Caravelle dans un aéroport, il n'a pas besoin de mobilier aérodynamique.
Plus qu'aucun autre art, celui des jardins dépend d'un bon vouloir allié à de gros et durables moyens.
Les aspirations de l'homme à la liberté doivent être maintenues en pouvoir de se recréer sans cesse ; c'est pourquoi elle doit être conçue non comme état mais comme force vivre entraînant une progression continuelle.
Si le désir embellit toutes les choses sur lesquelles il se pose, le désir de l'inconnu embellit l'univers.
Quand les despotes reviennent à la terreur, on peut dormir tranquille. Il n'y a là aucun progrès.
L'homme se sent libre. Mais mon bras, fort souvent, ne se sent aucun poids. Il n'en pèse pas moins.
La publicité tombe trop souvent dans les mêmes travers que la politique ; en étant obsédée par les attentes du public, elle lui livre un discours insipide et sans relief.
On ne sait jamais ce que deviennent les paroles que l'on profère, les phrases que l'on écrit.
Spero Speroni explique admirablement comment un auteur qui écrit très clairement pour lui-même est souvent obscur pour ses lecteurs. " C'est, dit-il, parce que l'auteur va de la pensée à l'expression, et le lecteur de l'expression à la pensée."
La liberté a beau être gratuite, elle peut coûter cher.
S'il existe un chemin vers le meilleur, il commence par un examen complet du pire.
Les pâtes alimentaires aujourd'hui se vantent sur le premier mouvement de la symphonie n°25 de Mozart. C'est le mouvement allegro con brio. Mozart s'excuse, il n'avait pas pensé à composer un allegro al dente.
Si le monde n'avait pas le soupir, il étoufferait.
Je ne suis pas un homme, je ne suis rien. Il n'y a que Dieu. L'homme, c'est une illusion d'optique.
La mort n'existe pas. Surtout pas la mort. Le mot ne devrait pas exister car il désigne ce qui n'est pas.
Si les songes donnent des ailes aux insensés, ils dévoilent aussi les apparences à l'homme qui réfléchit et la vérité lui apparaît, qui se cache derrière le réel.
Je ne veux plus attendre ton coup de téléphone, je ne veux pas m'empêcher de tomber amoureuse, j'veux pouvoir coucher avec qui je veux quand je veux et sans scrupules. J'ai réfléchi, puisque ce que nous vivons n'est pas réel, [...] â–º Lire la suite
Elle rougit si on lui parle de chaise ; pour ce qu'elle y pose.
Une femme qui veut que son mari lui achète une robe dernier cri aura toujours le dernier mot.
Il n'y a que deux partis entre lesquels il faut choisir dans la vie : se vendre ou se donner.
Rémunérer les femmes à la même hauteur que les hommes reviendrait instantanément à placer entre leurs mains une part phénoménale de la richesse mondiale. Or tout le monde sait que la richesse, c'est le pouvoir.
Sans notre conscience d'un autre monde, il ne nous viendrait jamais à l'idée de changer.
Il était tellement obsédé qu'à la fin il sautait même des repas.
J'ai un truc pour se souvenir de la date d'anniversaire de votre femme : il suffit de l'oublier une fois !
Les règlements sont faits pour les soldats et non pour les guerriers ; la bataille se rit du code, elle en exige un nouveau, innové par elle et pour elle et qui disparaît dès qu'elle est terminée.
Quand un homme abandonne son pouvoir entre les mains d'une femme, il n'y pas long pour qu'elle en vienne à le mépriser.
À Cannes, il y a les choisis, les malheureux, les stars, des gens qui vont vendre leur scénario à la sauvette, cela représente vraiment tout ce qu'est le cinéma.
Nous trouvons de tout dans notre mémoire. Elle est une espèce de pharmacie, de laboratoire de chimie, où on met au hasard la main tantôt sur une drogue calmante, tantôt sur un poison dangereux.
Toutes les fois où je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde, je pense à la zone d'arrivée des passagers de l'aéroport de Londres ; de l'avis général nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. [...] â–º Lire la suite