L'on vit de ce que à quoi l'on renonce.
La poésie vit d'insomnie perpétuelle.
Il y a si loin de la manière dont on vit de celle dont on devrait vivre, que celui qui tient pour réel et pour vrai ce qui devrait l'être sans doute, mais qui malheureusement ne l'est pas, court à une ruine inévitable.
Prolixe par essence, la littérature vit de la pléthore des vocables, du cancer du mot.
On voit ce qu'on peut voir, on vit ce qu'on peut vivre : c'est déjà beaucoup, c'est de l'infini palpable, concret, inaliénable, vivre aujourd'hui, c'est déjà n'être pas mort.
Ce matin, après avoir entendu un astronome parler de milliards de soleils, j'ai renoncé à faire ma toilette : à quoi bon se laver encore ?
L'inspiration n'est pas une idée, l'inspiration n'est pas la capacité de faire certaines choses, mais l'inspiration est tout ce qui nous entoure : notre environnement, les gens qui existent sur cette terre et ce que l'on vit au jour le jour qu'il soit bon ou mauvais.
Si tu laisses tout fuir d'entre tes mains, c'est que tu as renoncé à saisir.
Qui vit d'espoir meurt de désir.
Le vrai amour ce n'est pas de vivre avec une femme parce qu'on l'aime, mais de l'aimer parce qu'on vit avec elle.
Une femme renonce à attendre ce qu'elle ne peut avoir.
Qui m'aime ? C'est la question la plus importante de la vie d'une femme mais peut-être pas celle d'un homme ! De là vient tout le malheur... Une femme vit pour un homme, un homme vit pour lui.
Ma mère m'a appris que la beauté vit vraiment dans des endroits comme un sourire.
Tous les temps n'ont qu'un jour à qui n'a qu'une idée, celui qui vit en toi date en éternité !
Sans curiosité on meurt et sans courage on ne vit pas.
J'ai renoncé à me soucier de quoi que ce soit, et tous les problèmes ont disparu.
Qui ne vit que pour soi est mort pour les autres.
La vieillesse vit sous le signe moins : on est de moins en moins intelligent, de moins en moins bête.
Le vrai bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit...
Elle m'y trouve non comme un amant mais comme l'homme qui vit avec elle, qui est là parce qu'il n'y a aucune raison qu'il ne soit pas là, qui lit un journal, qui écoute un disque ou qui téléphone pour ses affaires.
On ne vit pas après Auschwitz, on vit avec en permanence.
La vie n'a de sens que si on la vit avec une volonté, au moins à la limite de sa volonté.
On ne vit en fait que pour quelques instants, intenses et privilégiés, le reste du temps on attend ces moments-là.
Un bon ministre est un homme qui ne sort pas de son bureau, qui renonce à tous les plaisirs de l'existence et qui vieillit d'une année chaque mois.
Quand on vit enfin, on ne réfléchit pas sur ce qu'on vit : on en profite tout simplement. Le questionnement vient après, une fois que le corps s'est délesté de sa fureur de vivre.
On ne vit pas de ce que l'on mange, mais de ce que l'on digère.
Je lis régulièrement des trucs aberrants sur nous, par exemple que Marion habite à Los Angeles... Les gens n'imaginent pas que l'on vit comme tout le monde, qu'on fait nos courses, qu'on cuisine, qu'on emmène notre fils à l'école.
Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l'univers.
En Occident, l'on vit exaspéré et l'on meurt désespéré.
La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles. Elle se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes, toutes droites, avec deux yeux qui reluisaient... C'était le loup.
Je suis content d'avoir renoncé à la drogue et à l'alcool. Ce serait affreux d'être comme Keith Richards. Il est pathétique. C'est comme un singe souffrant d'arthrite qui essaie de monter sur scène et d'avoir l'air jeune.