Chaque poule vit de ce qu'elle gratte.
En tout homme résident deux êtres : l'un éveillé dans les ténèbres, l'autre assoupi dans la lumière.
Le voleur croit que tout le monde vole.
Un écrivain [...] exprime toujours dans ses oeuvres quelque chose d'intemporel.
Les gens autour de moi ne disent jamais rien. Ils semblent juste vouloir entendre ce que j'ai à dire. C'est pour ça que je parle tout le temps.
S'il devait être décerné un prix à chaque époque, la notre recevrait très certainement celui de l'emballage. Avec sans doute une mention spéciale pour l'emballage de la vérité.
Pour sortir un disque, il faut avoir quelque chose à dire.
Par un effort persistant de volonté, il est possible de changer tout le corps.
Nous ne parvenons pas à écrire ce que nous pensons et c'est là, toute la force des mots. Ecrire, c'est perdre son idée au profit de quelque chose qui nous dépasse, qui ne nous appartient même plus.
Je demande à chaque personne de ce monde de ne pas oublier sa dignité que nul n'a le droit de lui enlever.
Et ce faisant, elle soliloquait, fredonnait, riait comme une enfant heureuse qui n'était jamais sortie de l'adolescence frustre et pure et ne deviendrait jamais adulte, en dépit de n'importe quel événement - alors que, la porte franchie, l'Histoire des hommes [...] ► Lire la suite
Bref, je n'ai pas l'assurance d'être un metteur en scène, je remets les compteurs à zéro à chaque film.
Si chaque homme chaque jour jetait une fleur sur le chemin de son prochain, les routes de la terre seraient tellement plus agréables !
La vie est un carrousel. Elle monte et descend. Tout ce que tu dois faire, c'est rester dedans.
Avec les femmes, on ne perd jamais tout à fait son temps.
Dans les souvenirs d'enfance de chaque bon cuisinier se trouve une grande cuisine, une cuisinière en marche, un gâteau qui cuit et une maman.
Voici la morale parfaite : vivre chaque jour comme si c'était le dernier ; Ne pas s'agiter, ne pas sommeiller, ne pas faire semblant.
L'objet de la philosophie est de commencer avec une chose si simple que ce n'est même pas la peine d'en parler et de terminer avec quelque chose de si paradoxal que personne ne veut y croire.
Il n'importe que la cloche ait quelque défaut, pourvu que le battant soit bon.
Je savais tout et j'ai tout reçu. Mais le vrai bonheur, c'est de donner.
L'amour sans la pudeur, c'est quoi ? Est-ce que c'est boire de tous les vins et dans la même coupe. Ou bien boire du même vin mais chacun dans sa coupe.
La mer isole de tout et dispense des sensations qui n'ont rien à voir avec les tics nerveux citadins.
J'ai une maison à deux étages et une mauvaise mémoire, donc je monte et descends ces escaliers tout le temps. C'est mon exercice.
Le nihilisme est aujourd'hui celui de la transparence, et il est en quelque sorte plus radical, plus crucial que dans ses formes antérieures et historiques, car cette transparence, cette flottaison, est indissolublement celle du système, et celle de toute théorie qui prétend encore l'analyser.
Une société où tout ce qui n'a pas un prix, un tarif, n'a pas de valeur et où l'indispensable - comme la nourriture - est banalisé donne à l'argent un pouvoir totalitaire sur cette société.
On peut dire tout ce qu'on voudra sur la vieillesse. Ca vaut mieux que d'être mort.
Ancien libraire, ancien boucher, ancien coiffeur, ça veut rien dire : être un ancien quelque chose, c'est forcément devenir un nouveau quelqu'un !
C'est parfois une épine cachée et insupportable que nous avons dans la chair qui nous rend difficiles et durs avec tout le monde.
Le jeune oiseau se laisse tirer deux ou trois fois, mais c'est en vain qu'on tend un filet ou qu'on tire l'arc devant ceux qui ont déjà des plumes.
On prend tout pour des chagrins d'amour quand on est jeune et qu'on ne sait pas.
La conscience est un bâton que chacun prend pour battre son voisin.