Qui vit d'espérance, meurt en Carême.
Le printemps naît chaque fois que rit une jeune fille et meurt chaque fois que pleure un enfant.
Je ne pense pas du tout que le sexe soit un moyen de communiquer ; paradoxalement, c'est le domaine où chacun vit les choses de la manière la moins partageable qui soit.
L'amour : la métamorphose du papillon à rebours. Il naît papillon et meurt chenille.
L'arbre qui fait verser aux uns des larmes de joie n'est aux yeux des autres qu'une chose verte qui se dresse en travers du chemin. Certains ne voient dans la nature que ridicule et difformité ; d'autres, c'est à peine s'ils voient la nature. Mais aux yeux de l'homme d'imagination, la nature est l'imagination même.
La joie ne peut éclater que parmi des gens qui se sentent égaux.
La joie est suspendue à des épines.
L'amour est toujours passion et désintéressé. Il n'est jamais jaloux. L'amour n'est ni prétentieux, ni orgueilleux. Il n'est jamais grossier, ni égoïste. Il n'est pas colérique. Et il n'est pas rancunier. L'amour ne se réjouit pas de tous les [...] â–º Lire la suite
Je suis un homme qui a beaucoup de respect pour la foi et la spiritualité. Je pense qu'il est important que nous parlions de religion dans le monde d'aujourd'hui.
Si les roses, qui ne durent qu'un jour faisaient des histoires... elles diraient : "Nous avons toujours vu le même jardinier ; de mémoire de rose on n'a vu que lui... Assurément il ne meurt point comme nous, il ne change seulement pas.
La foi consiste à construire avec ce qui est là, afin d'atteindre ce qui est ailleurs.
Dans cette direction-là, indiqua le Chat d'un mouvement circulaire de sa patte, vit un Chapelier, et dans cette direction-là, fit-il de l'autre, demeure un Lièvre de Mars. Allez voir celui que vous voulez : ils sont fous tous les deux.
Il n'est pas d'hiver sans neige, de printemps sans soleil, et de joie sans être partagée.
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition ; c'est par la vigilance du magistrat et par cette sévérité inflexible, qui n'est une vertu dans le juge qu'autant que la législation est douce.
La religion n'est plus qu'un marché aux puces où l'on troque avec le ciel. La foi, l'espérance et la charité sont bien loin des préoccupations humaines.
Qu'importe le bonheur quand on n'a point la joie !
On ne meurt pas d'être né, ni d'avoir vécu, ni de vieillesse. On meurt de quelque chose.
Il y a toujours une raison de vivre pour laquelle on meurt à petit feu. C'est même le seul but logique dans le monde que de mourir pour ce qu'on a vécu. C'est ça, le mérite des hommes.
Ce genre de certitude on l'a une fois dans sa vie.
La joie cette forme ensoleillée du bonheur.
L'amour commence par un sourire, grandit avec un baiser, et meurt d'une larme.
Plus la joie est extrême et plus elle est fugitive ; mais j'en garde pourtant la mémoire si vive, que mon plaisir perdu n'est pas du tout passé.
L'amitié meurt toujours en même temps que la perte de la confiance.
La charité est un plaisir dont il faut savoir se passer.
Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui persévèrent.
Et si la foi n'était qu'une forme très particulière de l'aliénation mentale ?
Il me fallut quitter cette joie tranquille [de la campagne] et revenir, poussé par cette superstition des villes qui fait que tant d'hommes aiment encore mieux y être broyés que de ne pas faire partie de ce « mouvement » dont ils sont d'ailleurs les douloureux et inconscients rouages.
Une femme épanouie vit au présent ce qu'elle a rêvé jadis.
La joie réelle n'est autre, en effet, qu'une vision lucide, mais assumée, de la condition humaine ; la tristesse en est la même vision mais consternée. La joie est ainsi ce que Spinoza pourrait appeler un "mode actif" de la tristesse, et réciproquement la tristesse peut être décrite comme "mode passif" de la joie.
La foi n'est pas une opinion.
Mendier. Demander quelque chose avec une énergie proportionnelle à la certitude de ne rien recevoir.