Les seuls biens dont la privation coûte sont ceux auxquels on croit avoir droit.
J'aime l'idée du mariage parce que c'est un acte d'héroïsme. Un type qui accepte de dire "pour la vie" à une femme, c'est aussi fou que Rambo !
Ce qui est désordre, violence, attentat au droit d'autrui, doit être réprimé sans pitié.
Le droit de se tromper, d'être stupide ou fou devrait être sacré.
Communiquer, c'est mettre en commun; et mettre en commun, c'est l'acte qui nous constitue. Si l'on estime que cet acte est impossible, on refuse tout projet humain.
L'excès est une preuve d'idéalité : aller au-delà du besoin.
Mais aujourd'hui encore je pardonne difficilement, aux intellectuels surtout, la complaisance, sinon la complicité devant l'erreur. Ils ont le droit de se tromper, pas de tromper les autres, même par prudence ou tactique, par solidarité ou par discipline. Par discipline ! Un intellectuel discipliné est-il un intellectuel ?
Quand on croit pouvoir chicaner sur ses devoirs parce qu'ils sont difficiles, il n'y en a point qu'on ne puisse mettre en question ; car il n'y en a pas un qui, de temps à autre, ne coûte quelque chose à remplir.
L'homme ne croit pas ce qui est, il croit ce qu'il désire qui soit.
La destruction à grande échelle est l'affaire de Dieu, les hommes n'ont pas le droit de s'en mêler.
Une conversation ressemble à un échange de balles : un bon partenaire vous envoie la balle droit dans le gant, de sorte qu'il est presque impossible de la rater ; quand c'est à lui de recevoir, il rattrape tout ce qui arrive de son côté.
Personne ne croit aux experts, mais tout le monde les écoute.
Elle croit que l'âge, c'est de l'argent, et elle économise sur son âge.
Même si on le croit égaré, le rêveur vit dix vies en une et il est dix fois plus seul qu'un terrien dans son passage sur cette terre.
Personne ne veut accorder aux autres le droit de se tromper.
Plus personne, ou presque, ne croit que changer la vie des autres est important pour soi.
Il ne faut pas craindre les pièces ennuyeuses ; quand le public s'ennuie, il croit qu'il pense, et ça le flatte.
Tout homme, parce qu'il parle, croit pouvoir parler de la parole.
L'enfant qui dessine va droit à l'essentiel. Il suit la perspective du coeur qui dessine ce qui n'est pas, pour mieux voir ce qui est.
Les hommes ne font jamais le mal aussi complètement et aussi ardemment que lorsqu'ils le font par conviction religieuse.
Si vous pensez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
Les hommes imparfaits n'ont pas le droit de juger les autres hommes imparfaits.
Lorsqu'un homme, pour quelque raison que ce soit, a l'opportunité de mener une vie extraordinaire, il n'a pas le droit de la garder pour lui-même.
Il [l'homme, NDLR] se croit roi du globe, il en est le bourgeois.
La bière est la preuve que Dieu veut que nous soyons heureux.
Les gens n'accordent guère d'importance à la vie, la preuve : quand ils la perdent, ils ne la réclament jamais.
On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels.
Qui croit sans raison est un sot. Mais qui nie sans savoir est un fou. Cherche la vérité, tu trouveras la lumière.
On croit quelquefois haïr la flatterie, mais on ne hait que la manière de flatter.
La télévision n'exige du spectateur qu'un acte de courage, mais il est surhumain, c'est de l'éteindre.