Les vies humaines ne semblent pas avoir une valeur inestimable pour les hommes de pouvoir. Ce ne sont finalement que des statistiques.
La jeunesse est une manière de se tromper qui se change assez vite en une manière de ne plus même pouvoir se tromper.
La grandeur est un chemin vers quelque chose qu'on ne connaît pas.
La seule grandeur authentique, celle de l'effort.
Quand le leadership est joué sur la double partition de la raison et de l'émotion, il est un moteur puissant qui donne à des hommes et à des femmes l'énergie nécessaire pour dépasser les limites du possible.
Les hommes célibataires devraient être plus lourdement taxés que les hommes mariés. Ce n'est pas juste que des hommes soient plus heureux que d'autres.
Les filles se parlent comme les hommes se parlent. Mais les filles ont le souci du détail.
On reporte souvent sur le passé une sorte de magie qui n'a rien à voir avec la réalité de ce qu'on a vécu mais est la simple prise de conscience de la fuite du temps et des deuils à faire.
Si la société de consommation ne produit plus de mythe, c'est qu'elle est elle-même son propre mythe. À un Diable qui apportait l'Or et la Richesse (au prix de l'âme) s'est substituée l'Abondance pure et simple. Et au pacte avec le Diable le contrat d'Abondance.
Si les hommes savaient ce qui les guette, jusqu'au plus humble d'entre eux... ils défailleraient, ils se couvriraient la tête et mordraient leur manteau pour s'empêcher de crier. C'est leur bénédiction et leur malédiction de ne pas savoir.
L'art de la conversation, c'est aussi l'art de savoir se taire.
On aimerait tant pouvoir inventer le dragon qui fera de nous des princes charmants.
Pour être un excellent critique, il faudrait pouvoir être bon auteur. Le talent peut seul agrandir l'horizon du goût.
Ce qu'il y a de terrible chez nous, humains, c'est que nous ne pouvons être que d'un seul sexe et que nous ne pouvons que fabuler les plaisirs et les désirs de l'autre sexe. C'est pour cela que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais.
Ce qu'on sait, savoir qu'on le sait ; ce qu'on ne sait pas, savoir qu'on ne le sait pas : c'est savoir véritablement.
L'argent rend séduisant. Le succès rend beau. Le pouvoir est aphrodisiaque.
Celui qui sait aimer peut seul savoir combien on l'aime.
C'est avoir fait un bien grand pas dans la sagesse que de ne pas avoir besoin de société le soir.
Les femmes devraient militer pour qu'on leur accorde comme aux hommes le droit à la laideur.
On ne devrait s'étonner que de pouvoir encore s'étonner.
Je jette les dés, et j'écris le livre. Qu'il soit lu par des hommes du présent ou du futur importe peu. Il peut attendre d'être lu pendant cent ans, puisque Dieu a bien attendu six mille ans pour que quelqu'un vienne l'étudier.
Le temps s'ouvrait d'une mise en valeur systématique de la forêt, qui fit la prospérité des bûcherons et des éleveurs. Les progrès du peuplement bocager accompagnèrent cette mutation.
En ce qui concerne les problèmes sentimentaux, les hommes ont un cerveau de la taille d'une noix.
Si ce sont les choses qui, dans la société capitaliste à son stade avancé, symbolisent l'argent, qu'en conclure ? Que les mots qui représentent les choses ne représentent plus que de l'argent ? Impeccable syllogisme. Que la société médiatique a accompli.
Le fractionnement du pouvoir est la plus sûre manière d'en empêcher l'abus.
Les femmes sont des livres et les hommes des lecteurs.
Tous ne sont pas des hommes qui portent des culottes.
Il est possible de tirer un profond plaisir de toute chose si l'on veut bien y consacrer un peu de temps afin d'en savoir plus.
Je repousse de toutes mes forces l'idée d'un « melting pot » mondial, aussi bien pour les hommes que pour les chiens ou les chevaux.
Du côté de la nature, la vie est toujours belle et du côté des hommes elle ne l'est pas quelquefois.
Je voudrais bannir les pompes funèbres : il faut pleurer les hommes à leur naissance, et non pas à leur mort.