Si vous punissez un enfant pour avoir été méchant et que vous le récompensez pour son bien, il ne fera le bien que pour la récompense; et quand il sort dans le monde et constate que la bonté n'est pas toujours récompensée, ni la méchanceté toujours punie, il deviendra un homme qui ne pense qu'à la façon dont il peut avancer dans le monde, et fait le bien ou le mal selon ce qu'il trouve avantage pour lui-même.
Découvrez une analyse approfondie de cette citation attribuée à Emmanuel Kant, explorant ses implications en matière d'éducation, de morale et de comportement humain.
Cette citation met en lumière le danger d'une éducation basée uniquement sur le système de la récompense et de la punition. Elle suggère que si les actions d'un enfant (bonnes ou mauvaises) sont systématiquement conditionnées par des conséquences externes, l'enfant n'intègre pas la bonté comme une valeur intrinsèque. Au lieu de cela, il apprend à calculer son intérêt personnel. Le bien n'est alors qu'un moyen d'obtenir une récompense, et le mal est évité uniquement par peur de la punition.
La leçon principale s'applique à l'éducation et à la parentalité. Elle incite à :
Bien que profonde, cette idée peut être nuancée :
Le message essentiel est qu'une véritable éducation morale doit viser à développer une volonté autonome et un sens du devoir interne. Si vous enseignez à faire le bien pour la récompense, vous n'élevez pas une personne morale, mais un opportuniste. L'action morale doit être sa propre fin : "Faites le bien parce que c'est le bien, et non pour ce qu'il vous apportera."
Le style est didactique et argumentatif, typique d'une réflexion philosophique :
Il est important de noter que, malgré l'attribution populaire, cette citation n'a pas été formellement identifiée dans les œuvres majeures d'Emmanuel Kant (comme la Critique de la raison pratique ou les Fondements de la métaphysique des mœurs). Elle circule largement sur internet, mais elle est très probablement une paraphrase ou une reformulation qui condense la philosophie kantienne de l'éducation et de la morale. Elle véhicule l'esprit de sa pensée, sans en être la lettre.
La citation est attribuée à Emmanuel Kant (1724–1804), l'un des plus grands philosophes des Lumières. Kant est le fondateur de la philosophie critique et de la morale déontologique, pour qui la loi morale réside dans la bonne volonté et l'action accomplie par pur devoir.
Kant a vécu durant le Siècle des Lumières (XVIIIe siècle), une période marquée par l'accent mis sur la raison, l'autonomie individuelle et l'éducation. Son époque voyait l'émergence d'une nouvelle approche de la pédagogie et de la psychologie morale. Cette citation reflète le souci de Kant d'élever les individus à un stade où ils ne sont plus des mineurs moralement dépendants (agissant par peur ou par désir), mais des êtres doués de volonté libre, capables d'adhérer à une loi morale universelle par la seule force de leur raison.