Tout l'art d'écrire des lettres est dans l'emploi de ces finesses opportunes, de ces nuances par l'effet desquelles on donne aux gens l'impression que l'on parle d'eux, tout en ne parlant que de soi.
Les flatteurs des princes ont dit que la chasse était une image de la guerre ; et en effet, les paysans, dont elle vient de ravager les champs, doivent trouver qu'elle la représente assez bien.
Nous n'avons pas besoin de magie pour transformer notre monde. Nous portons déjà tout le pouvoir dont nous avons besoin à l'intérieur de nous.
Je veux écrire pour être avec les autres. Ceux que j'ai connus. Ceux que je vais connaître. Ceux que je ne connaîtrai jamais. Je veux écrire pour être meilleur humain. Pour éviter la disgrâce.
Logique. Art de penser et de raisonner en strict accord avec les limitations et les incapacités de l'humaine incompréhension.
C'est écrire qui est le véritable plaisir ; être lu n'est qu'un plaisir superficiel.
L'apparence requiert art et finesse ; la vérité, calme et simplicité.
Je me suis mis à écrire comme on enfile une tenue de combat.
Je vise toujours un peu de magie dans les films si je peux trouver une qualité mystique soit dans une chanson, soit dans un moment ou dans l'intention d'un personnage.
Il faut écrire le plus possible comme on parle et ne pas trop parler comme on écrit.
Sachez donc bien qu'une véridique impression de beauté ne pourrait avoir d'autres effets que le silence... ? Enfin, voyons ! quand vous assistez à cette féerie quotidienne qu'est la mort du soleil, avez-vous jamais eu la pensée d'applaudir ? Vous m'avouerez que c'est pourtant d'un développement un peu plus imprévu.
La poésie suggère. En cela, elle est plus proche qu'on ne pense de la vie, qui est toujours en deçà de l'instant qui frappe.
Lire au lit est un art de la vigilance.
La poésie est mémoire, mémoire de l'intensité perdue.
En art il n'est pas nécessaire de comprendre les choses pour en discuter.
Si nous revenions quelques siècles en arrière, tout ce que nous considérons comme acquis aujourd'hui passerait pour de la magie : parler sur de longues distances, transmettre des images, voler, consulter d'énormes quantités de données...
Il faut écrire pour soi, c'est ainsi que l'on peut arriver aux autres.
Les livres que l'on a écrits dans le passé réservent deux surprises : on ne pourrait plus les écrire et on ne le voudrait pas.
En tant que femme, je suis un échec. Mes hommes attendent tant de moi, à cause de mon image et de ce qu'ils ont fait de moi et de ce que j'ai fait de moi-même, en tant que sex-symbol. Les hommes attendent tant de choses et je ne peux pas être à la hauteur.
J'ai depuis toujours un sens de la perception qui ne vient pas de ce que j'ai appris mais de cet indicible que je ressens chez les autres et chez moi, qui est là au moment présent. C'est un espace silencieux [...] â–º Lire la suite
Au frontispice de tous les théâtres, il faudrait écrire : ici n'entre pas l'homme de lettres.
La poésie est l'art de ne pas comprendre. Elle ne s'adresse pas à la raison, et n'est pas faite de sentiments, mais parle au vent et provoque des sensations.
La différence entre la technologie avancée et la magie est indiscernable, hors contexte, il s'agit en somme de faire tenir des carlingues de plusieurs tonnes en lévitation.
La nudité ne me fait pas peur du tout; la seule chose à ce sujet est la perception par le public.
Toutes les fois où je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde, je pense à la zone d'arrivée des passagers de l'aéroport de Londres ; de l'avis général nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. [...] â–º Lire la suite
Il arrive un moment dans votre vie où vous devez arrêter de lire les livres des autres et écrire le vôtre.
Si ma poésie vise à accomplir quelque chose, c'est à délivrer les gens des manières limitées dont ils voient et ressentent.
Il ne faut jamais faire de littérature, il faut écrire et ce n'est pas pareil.
L'amour - et la poésie qui est sa conscience aérienne, sa plus humble figure, son visage au réveil - est profondeur de l'attente, douceur de l'attente.
« Il y a de la volute ionique dans Mozart, » disait un jour Gounod, caractérisant d'un mot pittoresque ce style, fait de charme et de pureté, source d'une impression d'art analogue a celle que nous a donnée la Grèce antique.
La perception est un outil pointu des deux côtés.