La mort est affreuse quand on est dénué de tout ce qui peut nous consoler en cet état.
Y a-t-il quelque chose de plus banal que la mort ?
La peine de mort n'est donc pas un droit, je viens de démontrer qu'elle ne peut pas l'être, mais une guerre de la nation contre un citoyen qu"elle juge nécessaire ou utile de supprimer. Mais si je prouve que cette peine n'est ni utile ni nécessaire, j'aurai fait triompher la cause de l'humanité.
La mort est le plus égoïste de nos actes.
Le voyage est une fuite contre la routine, la monotonie, la familiarité, la soumission à la régulation du gouvernement collectif.
Beaucoup de gens veulent que le gouvernement protège le consommateur. Un problème beaucoup plus urgent est de protéger le consommateur du gouvernement.
La lutte contre les inégalités sociales est le grand dessein collectif qu'une nation devrait se donner.
La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n'êtes plus.
Pour oser regarder le soleil mourir sur la mer, il faut avoir osé soi-même regarder la mort en face.
On voudrait de grandes causes pour ses moindres malchances afin de s'en consoler plus facilement.
L'imagination a été donnée à l'homme pour compenser ce qu'il n'est pas. L'humour pour le consoler de ce qu'il est.
Souvenons-nous que nous pouvons faire ces choses non seulement à cause de la richesse ou du pouvoir, mais à cause de qui nous sommes : une nation sous Dieu, indivisible, avec liberté et justice pour tous.
J'ai bien peur que ma mort ne passe totalement inaperçue, surtout de moi.
Je n'ai pas pleuré à la mort de mon père, de ma mère, de Carmet, de Barbara et de Truffaut. Car, pour moi, tous ces gens que j'ai aimés ne sont pas morts. Ils sont là, sans arrêt, autour de moi, et nous nous parlons.
La modestie profonde qui lui faisait avoir, non point d'affaires du tout (aucun ascétisme) mais peu d'affaires-comme si elle eût voulu qu'à sa mort on n'eût pas à "se débarrasser" de ce qui lui avait appartenu.
La mort elle-même devient souriante quand elle s'associe à une grande aventure, à la beauté du sacrifice, ou à l'illumination de l'âme qui s'abime dans le sein de Dieu.
Vous ne mourez qu'une seule fois, mais vous serez mort pour très longtemps.
La mort doit être délicieuse.
Mais ce n'est pas vos cris que je veux, seulement votre vie. Je me souviens de ce que vous m'avez dit. Seule la mort peut payer pour une vie.
Ecrire, c'est risquer un pas vers la mort. Mais c'est aussi sentir que la résurrection vous brûle les ailes
Qui est mort hier aujourd'hui n'est plus pleuré.
Convalescence : état de béatitude fort enviable, pour peu qu'il ne soit précédé d'aucune maladie.
Quand les mendiants meurent, on ne voit pas de comètes ; les cieux eux-mêmes embrasent la mort des princes.
Les choses ne sont pas difficiles à faire, ce qui est difficile c'est de nous mettre en état de les faire.
La grâce est un bonheur d'expression et de mouvement qui n'inquiète et ne blesse personne.
Je hais comme la mort l'état de plagiaire ; Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.
Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent.
Tous les gens sont pareils : crevant de peur à la pensée de la mort et obsédés par le sexe.
Qui attend les souliers d'un mort risque de marcher longtemps nu-pieds.
Au fond, il n'y a qu'un seul chrétien, et il est mort sur la croix.
Par définition, un gouvernement n'a pas de conscience. Parfois, il a une politique, mais rien de plus.