La mort ne m'aura pas vivant.
Les hommes sont tous condamnés à mort avec des sursis indéfinis.
Celui qui feint d'envisager la mort sans effroi ment. Tout homme craint de mourir, c'est la grande loi des êtres sensibles, sans laquelle toute espèce mortelle serait bientôt détruite.
Je ne crains pas la mort. J'étais mort depuis des milliards et des milliards d'années avant ma naissance et je n'en avais pas subi le moindre inconvénient.
La peine de mort est contraire à ce que l'humanité depuis deux mille ans a pensé de plus haut et rêve de plus noble.
C'est en vivant qu'on honore les morts, même quand on a peur. On vit car eux n'ont plus cette chance.
Je lègue tous mes biens à mon épouse, à condition qu'elle se remarie. Ainsi, il y aura tout de même un homme qui regrettera ma mort.
Il y aura toujours des pauvres parmi vous, c'est pour cette raison qu'il y aura toujours des riches, c'est-à-dire des hommes avides et durs qui recherchent moins la possession que la puissance.
J'ai souvent pensé que la mort était la plus belle invention de la nature, mais quand elle nous frappe nous, et non pas les nôtres.
Lorsqu'on aura fait la part des erreurs de l'éducation, des maladresses familiales, de l'iniquité sociale, la nature apparaîtra plus généreuse qu'on ne l'avait crue.
Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui persévèrent.
Lorsqu'il n'y aura plus d'amants heureux, le ciel perdra sa couleur.
Celui qui souffle dans le feu aura des étincelles et de la fumée dans les yeux.
Je fais tellement de débuts qu'il n'y aura jamais de fin.
Tout doit rentrer dans le creuset rénovateur où la mort verse continuellement de la matière pour la continuelle floraison de la vie.
Lorsque vous prenez des risques, vous apprenez qu'il y aura des moments où vous réussirez et il y aura des moments où vous échouerez, et les deux sont tout aussi importants.
La mort. Cela ne s'apprend pas. On ne peut apprendre que ce qu'on peut répéter. La mort est un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant.
La vie est un départ et la mort un retour.
On peut avoir été un mauvais fils, un frère ingrat, un père injuste, un mari infidèle, un amant cynique, un employé incapable, un détestable citoyen, et devenir malgré tout un mort exemplaire.
La mort est le regret de la vie.
Ce qui paraîtra bientôt le plus vieux, c'est ce qui d'abord aura paru le plus moderne.
Quand on pense à quel point la mort est familière, et combien totale est notre ignorance, et qu'il n'y a jamais eu aucune fuite, on doit avouer que le secret est bien gardé !
La pensée de la mort est une chose, mais son acceptation en est une autre, infiniment plus grave et déchirante.
La mort est une loi, non pas un châtiment.
Pour parler franchement, j'aime mieux avoir été moins heureux que d'être mort jeune.
Ce qui fait qu'on va si loin dans l'amour, c'est que l'on ne songe pas que l'on aura besoin d'autre chose que ce que l'on aime.
L'imminence de la mort rend le plus nul d'entre nous intéressant pour ses semblables.
Qui est mort hier aujourd'hui n'est plus pleuré.
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
Faire de la peinture, ou de la littérature, ce serait donc bien apprendre à mourir, trouver le moyen de ne pas mourir dans la sottise de cette mort que les autres avaient en réserve pour nous et qui ne nous convient nullement.
Chaque corps organique d'un vivant est une espèce d'automate naturel.