On peut avoir été un mauvais fils, un frère ingrat, un père injuste, un mari infidèle, un amant cynique, un employé incapable, un détestable citoyen, et devenir malgré tout un mort exemplaire.
Je préfère être un amant insensé, qu'un homme sage sans passions.
Nombreux sont ceux qui vivent et méritent la mort. Et certains qui meurent méritent la vie. Pouvez-vous la leur donner ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement.
Requérez le témoignage de quatre d'entre vous contre les femmes soupçonnées de fornication. S'ils témoignent contre elles, enfermez-les dans vos demeures jusqu'à ce que mort s'en suive.
Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ?
La mort est une maladie de l'imagination.
Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l'eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.
Quelques esprits sont étonnants pour garder ainsi leur simplicité primitive, de même qu'un cyprin doré d'âge patriarcal garde apparemment jusqu'à sa mort son illusion de jeunesse qui lui fait croire pouvoir nager en ligne droite au delà du bocal qui le renferme.
La vie sans plaisir est une mort hideuse.
L'adultère, c'est la mort de l'imagination.
Y'a trois choses qu'on ne peut pas regarder en face : le soleil, la mort et le dentiste.
Ne vous attachez qu'aux hommes estimables ; fuyez plus que la mort la société des lâches : nul ne les respecte, pas même leurs semblables.
Le problème moral des représailles - A-t-on le droit de tuer un homme, fût-ce un ennemi, quand on sait que cet acte entraînera automatiquement la mort d'une cinquantaine d'innocents ? - n'a jamais été résolu.
Plus de tueries insensées d'êtres humains. Terminé de voir les gens de couleur moins que des humains. Nous ne pouvons plus détourner le regard (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).
Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis Hiroshima, l'humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu'espèce biologique.
La mort n'a pas de voix, elle entre discrètement en nous pour dissoudre la faiblesse et éterniser la vie.
La mort n'est pas une chose horrible, une chose à éviter, à différer, mais plutôt une compagne de chaque jour. De cette perception naît alors un sens extraordinaire de l'immensité.
La mort est le voile que les vivants appellent la vie.
La mort est misérable, qui poignarde le coeur et qui te déconstruit.
Les hommes oublient plus tôt la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.
Depuis deux mille ans, Jésus se venge sur nous de n'être pas mort sur un canapé.
La mort est un petit oiseau qui chaque jour vient se désaltérer dans ta coupe de vin.
La mort ne nous livre pas seulement aux vers, mais aussi aux hommes, ils rongent une mémoire, ils la décomposent.
Tout homme qui marche agonise ; la mort suit l'homme comme sa silhouette.
La mort est la plus laide des cavalières, c'est pourtant celle avec qui on danse le plus longtemps.
Je suis mort en même temps que ma fille, tout le monde le sait, je le dis sans pathos.
Ce qui ne me passionne pas m'ennuie.
La mort est tellement inéluctable qu'elle prend tout le monde par surprise.
Est-ce que la mort me consolera de ma vie ?
Ecrire sur le mépris de la mort lorsqu'on est en santé, c'est écrire sur le mépris des riches lorsqu'on est dans l'opulence.
La gloire de dictateurs est vaine. En effet, leurs monuments sont plus durables de leur vivant qu'après leur mort.