On ne tombe pas dans la solitude, parfois on y monte.
Dénuée de contact charnel, l'amitié est un sentiment plus noble et plus détaché que l'amour.
Une vie selon le monde ne peut produire dans une âme sacerdotale qu'un sentiment d'incohérence, d'incomplétude et d'écartèlement.
Les stéréotypes ethniques sont ennuyeux, stressants et parfois criminels. Ce n'est tout simplement pas une bonne façon de penser. C'est de la non-pensée. C'est stupide et destructeur.
L'étude des mathématiques, en comprimant la sensibilité et l'imagination, rend quelquefois l'explosion des passions terrible.
Cette sorte de sourire que sont parfois aussi les fleurs, au milieu des herbes graves.
La démocratie nécessite parfois de la patience.
Les nouveau-nés sourient aux anges dit-on. Et en effet si les anges sont ces riens qui pour un rien parfois donnent des ailes.
Le pardon n'est parfois qu'une figure de la vengeance.
La violence exerce un phénomène d'aimantation. Notamment chez des jeunes en mal identitaire, cela crée le sentiment d'une mission, d'un statut, d'une reconnaissance.
Poussée à bout la solitude n'est que la face voilée de la multitude.
Les gens du métier ont parfois une image inexacte de moi.
Les vieillards ont parfois de ces absences troublantes qui les rapprochent des fantômes.
Dans la rue, les gens ne parlent qu'à Roland, quasiment jamais à Michel Cordes. C'est lourd parfois mais finalement toujours positif.
Le soir, elle laissait sa porte ouverte. Je me glissais silencieusement chez elle, et là, elle m'attrapait par le bras et me conduisait jusqu'à son lit. Mais ce pauvre homme si laid, incapable d'avoir la moindre petite amie, parvenait à trouver en moi quelque chose qui le confirmait dans son sentiment de supériorité.
La solitude est à l'esprit ce que la diète est au corps, mortelle lorsqu'elle est trop longue, quoique nécessaire.
A une douleur oubliée, il n'est pas difficile de faire succéder le sentiment de la joie.
La solitude terrifie l'âme à vingt ans.
L'analyse est parfois un moyen de se dégoûter en détail de ce qui était supportable dans son ensemble.
Cette nuit me plaisait. Les choses grandissent la nuit, mon imagination ouvre ses portes, les idées préconçues s'évanouissent. On cherche parfois le paradis aux mauvais endroits. Alors qu'on l'a à ses pieds. Ou dans son lit.
L'amour c'est comme une cigarette. Ça brûle et ça monte à la tête, ça pique aux yeux, ça fait pleurer, et ça s'envole en fumée.
Le silence, ce rythme d'éternité que prend parfois le moment présent.
Il est bon quelquefois que les lois ne paraissent pas aller si directement au but qu'elles se proposent.
Le bonheur est un rayon de soleil que la moindre ombre vient intercepter ; l'adversité est quelquefois la pluie du printemps.
Le pass sanitaire donne un faux sentiment de sécurité.
Le temps, ainsi, nous donne l'image de ce que nous sommes en droit d'espérer, et nous aide à éprouver, en ces jours pluvieux, notre froid sentiment de l'hiver : comme si le soleil et la pluie ne faisaient pas partie de ce monde naturel, que nous regardons comme s'il était un miroir de l'âme.
La chaîne du mariage est si lourde qu'il en faut deux pour la porter, et parfois trois.
Lorsque Ava Gardner monte dans un taxi, le chauffeur sait qu'elle est immédiatement Ava Gardner. C'est la même chose pour Lana Turner ou Elizabeth Taylor, mais pas pour moi. Je ne suis jamais Grace Kelly, je suis toujours quelqu'un qui ressemble à Grace Kelly.
Les poisons sont quelquefois des remèdes, mais certains poisons ne sont pourtant que des poisons.
Une personne mortellement ennuyeuse, c'est une personne qui vous prive de solitude sans vous procurer de compagnie.
J'ai autant d'idées libérales que d'idées conservatrices que je discute parfois avec moi-même.