On ne tombe pas dans la solitude, parfois on y monte.
La violence exerce un phénomène d'aimantation. Notamment chez des jeunes en mal identitaire, cela crée le sentiment d'une mission, d'un statut, d'une reconnaissance.
L'analyse est parfois un moyen de se dégoûter en détail de ce qui était supportable dans son ensemble.
Dénuée de contact charnel, l'amitié est un sentiment plus noble et plus détaché que l'amour.
Les nouveau-nés sourient aux anges dit-on. Et en effet si les anges sont ces riens qui pour un rien parfois donnent des ailes.
Il est bon quelquefois que les lois ne paraissent pas aller si directement au but qu'elles se proposent.
Cette nuit me plaisait. Les choses grandissent la nuit, mon imagination ouvre ses portes, les idées préconçues s'évanouissent. On cherche parfois le paradis aux mauvais endroits. Alors qu'on l'a à ses pieds. Ou dans son lit.
La chaîne du mariage est si lourde qu'il en faut deux pour la porter, et parfois trois.
Poussée à bout la solitude n'est que la face voilée de la multitude.
Lorsque Ava Gardner monte dans un taxi, le chauffeur sait qu'elle est immédiatement Ava Gardner. C'est la même chose pour Lana Turner ou Elizabeth Taylor, mais pas pour moi. Je ne suis jamais Grace Kelly, je suis toujours quelqu'un qui ressemble à Grace Kelly.
Une personne mortellement ennuyeuse, c'est une personne qui vous prive de solitude sans vous procurer de compagnie.
Dans la rue, les gens ne parlent qu'à Roland, quasiment jamais à Michel Cordes. C'est lourd parfois mais finalement toujours positif.
Les vieillards ont parfois de ces absences troublantes qui les rapprochent des fantômes.
A une douleur oubliée, il n'est pas difficile de faire succéder le sentiment de la joie.
Le temps, ainsi, nous donne l'image de ce que nous sommes en droit d'espérer, et nous aide à éprouver, en ces jours pluvieux, notre froid sentiment de l'hiver : comme si le soleil et la pluie ne faisaient pas partie de ce monde naturel, que nous regardons comme s'il était un miroir de l'âme.
Le pass sanitaire donne un faux sentiment de sécurité.
La démocratie nécessite parfois de la patience.
L'amour c'est comme une cigarette. Ça brûle et ça monte à la tête, ça pique aux yeux, ça fait pleurer, et ça s'envole en fumée.
J'ai autant d'idées libérales que d'idées conservatrices que je discute parfois avec moi-même.
La solitude est à l'esprit ce que la diète est au corps, mortelle lorsqu'elle est trop longue, quoique nécessaire.
Le pardon n'est parfois qu'une figure de la vengeance.
Les poisons sont quelquefois des remèdes, mais certains poisons ne sont pourtant que des poisons.
Le soir, elle laissait sa porte ouverte. Je me glissais silencieusement chez elle, et là, elle m'attrapait par le bras et me conduisait jusqu'à son lit. Mais ce pauvre homme si laid, incapable d'avoir la moindre petite amie, parvenait à trouver en moi quelque chose qui le confirmait dans son sentiment de supériorité.
Cette sorte de sourire que sont parfois aussi les fleurs, au milieu des herbes graves.
Le bonheur est un rayon de soleil que la moindre ombre vient intercepter ; l'adversité est quelquefois la pluie du printemps.
La solitude terrifie l'âme à vingt ans.
Les stéréotypes ethniques sont ennuyeux, stressants et parfois criminels. Ce n'est tout simplement pas une bonne façon de penser. C'est de la non-pensée. C'est stupide et destructeur.
Le silence, ce rythme d'éternité que prend parfois le moment présent.
Les gens du métier ont parfois une image inexacte de moi.
Une vie selon le monde ne peut produire dans une âme sacerdotale qu'un sentiment d'incohérence, d'incomplétude et d'écartèlement.
L'étude des mathématiques, en comprimant la sensibilité et l'imagination, rend quelquefois l'explosion des passions terrible.