Le principal organe de la vision, c'est la pensée. On voit avec nos idées.
Une vision sans action n'est qu'une hallucination.
Le hasard est la liberté des choses, l'impression que nous avons de la pluralité et de l'indifférence des solutions.
La conscience écologique vient d'une menace, non d'une espérance ; elle nous amène à repenser non seulement notre relation à la nature, mais notre histoire et notre civilisation.
Quand on a la conscience satisfaite, on ne peut être entièrement malheureux.
C'est bien la pensée française qui est à la base de notre vie morale. A l'empirisme du patrimoine laissé par nos parents et la tradition, l'âme des écrivains français est venue apporter une explication, si j'ose dire, scientifique et rationnelle.
La vraie liberté se fait violence et, comme le Christ, qui a ignoré qu'il était souverain devient un esclave pour servir les autres.
C'est là le paradoxe suprême de la pensée que de vouloir découvrir quelque chose qu'elle-même ne puisse penser.
Je déteste le luxe. Je fais preuve de modération... Il sera facile d'oublier votre vision et votre objectif si vous avez de beaux vêtements, des chevaux rapides et de belles femmes. [Auquel cas], vous ne vaudrez pas mieux qu'un esclave, et vous perdrez sûrement tout.
Un avocat qui a conscience de sa profession se doit aux pauvres comme aux riches, et même plus aux premiers. C'est moins une question d'argent que de justice.
La liberté de ne pas être libre est peut-être aussi une forme de liberté.
Le cerveau est un organe merveilleux qui se met en marche au moment où vous vous réveillez et s'arrête au moment précis où vous arrivez au bureau.
Il y a une liberté qui devient de la licence quand on dit que le corps appartient aux femmes.
Si la seule intuition de l'individuel est juste, le fait que des causes du même genre aient des effets du même genre est une proposition difficile à soutenir. Un même corps peut être froid ou chaud, doux ou amer, humide [...] â–º Lire la suite
"L'autobiographie" montre comment il se fit qu'il modifia le cours entier de la pensée victorienne, non par un étalage claironnant de ses découvertes ni par un iconoclasme soudain, mais plutôt par la recherche de la perspicacité et de jugements soigneusement pesés ouvrant de vastes champs pour des recherches ultérieures.
Vous devez décider qui vous êtes et forcer le monde à traiter avec vous, pas avec son idée de vous.
La faiblesse de nos sens ne permet à chacun de nous que de prendre conscience d'une partie bien minime du monde.
Le théâtre est un foyer spirituel de la communauté humaine, le point de cristallisation de sa vie spirituelle, un espace de sa liberté et de son contentement.
Il faut, si l'on veut vivre, renoncer à avoir une idée nette de quoi que ce soit. L'humanité est ainsi, il ne s'agit pas de la changer, mais de la connaître.
Vous devez trouver un moyen d'exprimer vos idées et d'obliger votre auditoire à réagir à travers l'idée elle-même, puis à déterminer quel est le meilleur représentant de cette idée et à la concrétiser.
L'exercice de l'art et celui de la liberté sont en liance étroite et serrée, ils se pratiquent dans la même ascèse et le même refus des aliénations de toutes sortes.
Les politiques qui ont trouvé tant de moyens d'étouffer la liberté où elle est née, n'en ont encore trouvé aucun pour l'empêcher de naître et de faire explosion là où elle ne s'est montrée jamais.
Une Française sincère n'a pas une pensée généreuse avant trente ans.
Tout ce qui ne remonte pas en conscience revient sous forme de destin.
Les partisans de M. Mitterrand ont attaché son nom au concept de génération. Mon ambition serait d'attacher le mien à celui de régénération.
Je suppose que la vraie raison pour laquelle ma femme et moi avons eu des enfants est la même raison que Napoléon pour avoir envahi la Russie: cela semblait être une bonne idée à l'époque.
La prise de conscience d'une femme semble commencer par son affrontement avec les méfaits de son mari.
Si vous lisez le Coran, c'est une évidence... le concept d'amour et de camaraderie comme guides spirituels de l'humanité.
La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
Un souverain ne saurait rien faire de plus utile que d'inspirer à sa nation une grande idée d'elle-même.
Quand, dans un État, vous ne percevez le bruit d'aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n'y est plus.