On n'est jamais aussi bien battu que par soi-même.
Je jette les dés, et j'écris le livre. Qu'il soit lu par des hommes du présent ou du futur importe peu. Il peut attendre d'être lu pendant cent ans, puisque Dieu a bien attendu six mille ans pour que quelqu'un vienne l'étudier.
Remarquez bien que la plupart des choses qui nous font plaisir sont déraisonnables.
Ô Soleil ! Toi sans qui les choses ne seraient que ce qu'elles sont.
Il y a à l'intérieur de chacun de nous une fenêtre qui donne sur l'enfer, nous faisons ce que nous pouvons pour ne pas nous en approcher, et moi j'ai de mon propre chef passé sept ans de ma vie devant cette fenêtre, médusé.
C'est bien notre système économique actuel qui anesthésie les citoyens et les maintient dans la servitude en échange de quelques plaisirs débilitants et d'une tranquillité minimale : un toit, un bout de salaire, des allocations et des policiers pour les protéger.
La seule chose à propos de dieu qui est si belle, c'est qu'il est omnipotent, et il est le Tout-Puissant. Mais il n'est pas un dictateur.
Il y a sûrement beaucoup de honte à être heureux, non pas à la vue de certaines misères mais lorsque le bonheur semble narguer. Ce défaut les Kabyles ne l'ont pas. Par pudeur le riche se cache pour bien manger et le pauvre pour avoir faim à son aise.
Le progrès technologique, bien préparé et bien conduit, est une chance pour l'emploi et non l'inverse.
La vertu est la religion du royaume des cieux et le trait principal de Dieu lui-même envers les hommes.
Le plus grand bien que nous faisons aux autres hommes n'est pas de leur communiquer notre richesse, mais de leur révéler la leur.
La poésie, c'est quelque chose qui marche par les rues.
Homme, ta félicité tu peux la saisir toi-même :Si seulement tu t'y disposes et y consens.
La morale et le bon goût sont un vieux ménage, ils ont pour enfants la bêtise et l'ennui.
Il y a des limites sévères au bien que le gouvernement peut faire pour l'économie, mais il n'y a presque aucune limite au mal qu'il peut faire.
Le sauvage vit en lui-même ; l'homme sociable toujours hors de lui ne sait vivre que dans l'opinion des autres.
Si une chose vaut d'être faite, elle vaut d'être mal faite.
La physique nucléaire est bien plus facile à comprendre qu'une feuille d'imposition. Les opérations sont logiques et se font toujours de haut en bas.
La Nature se charge de tout ; il n'y a qu'à la laisser faire, elle fait bien ce qu'elle fait.
Si vous parlez à un homme dans une langue qu'il comprend, cela lui monte à la tête. Si vous lui parlez dans sa langue, cela lui va à coeur.
La morale est le contraire du bonheur depuis que j'existe.
Ce que sage fait est tenu bien fait.
C'est la différence qu'il y a entre une belle chose, et même sublime, et quelque chose de parfait. Le parfait est toujours un peu médiocre.
Peut-être avons nous perdu dans nos relations avec les enfants quelque chose de fondamental, sans savoir quoi au juste.
Ces yeux qui ont l'air de penser quelque chose et qui ne pensent même pas à rien.
Je t'aime, prends-moi, je suis à toi pour toujours, pour l'éternité.
Il y a quelque chose d'odieux dans la beauté dès qu'elle prend conscience d'elle-même, dès qu'elle devient sensuelle.
L'éducation doit avoir deux fondements : la morale comme support de la vertu, la prudence comme défense de soi contre les vices des autres. En laissant la balance pencher du côté de la morale, vous ne faites que des dupes ou des martyrs ; en le laissant pencher vers l'autre, vous faites des égoïstes calculateurs.
Dieu est pour le bien des hommes à quelques conditions : qu'on l'honore, qu'on le prie, qu'on lui fasse des sacrifices. Sinon, Dieu devient terrible ! Il te fait le déluge, l'exil, la guerre, la sécheresse, la foudre, au choix.
Je voudrais bien qu'on me dit à quoi serviraient les grandes armées permanentes et les puissantes marines militaires si le commerce était libre.
Moi, j'ai envie de croire aux contes de fées. Au moins, tout finit bien dans ces histoires là.