On a tort de courir après un passé enfui.
Ainsi vient la neige après le feu, et même les dragons ont une fin.
Rien ne dure et pourtant rien ne passe. Et rien ne passe justement parce que rien ne dure.
Les jours sont faits pour sonner l'un après l'autre comme une volée de cloches. C'est le coeur de l'homme qui leur sert de battant. Si le coeur n'y est pas, les jours sont tristes.
En réalité, le fait d'être est ce qu'il y a de plus privé; l'existence est la seule chose que je ne puisse communiquer; je peux la raconter, mais je ne peux partager mon existence. La solitude apparaît donc ici comme l'isolement qui marque l'événement même d'être. Le social est au-delà de l'ontologie.
Tout peut basculer si vite dans une vie, si vite que le passé s'efface comme dans un rêve.
Prête ta plus belle lance à un vrai guerrier et il reviendra te voir après la chasse.
Rien au monde, après l'espérance, N'est plus trompeur que l'apparence.
Avant notre venue, rien ne manquait au monde. Après notre départ, rien ne lui manquera.
C'est ce qui se passe si vous ne vous adressez pas à l'obscurité en vous. Vous êtes réprimé, déprimé et suicidaire.
A frotter, jour après jour, les barreaux de sa cage pour la rendre plus attrayante et à s'y cogner le nez le reste du temps, l'oiseau finit-il par en oublier sa chanson...
La vertu n'a besoin que d'elle-même ; elle rend l'homme aimable durant sa vie, et mémorable après sa mort.
L'accouplement passe pour être un comportement universel : il n'est qu'une occupation partagée par une majorité.
La libération véritable de l'homme passe par la libération de la femme.
Mon océan s'arrache à mon vieil océan.Vautour après vautour, mon ciel se désaltère.Mon verbe cesse d'être un verbe en se créant.Le miracle et l'horreur sont toujours solidaires.
Le fou court après les plaisirs de la vie et trouve la déception ; le sage évite les maux.
De beaux fragments tout ruisselants Leurs déroulements indolents L'un après l'autre Au fur et à mesure que je me les rappelle et que j'y pense Des vrais poèmes Ce que nous appelons poèmes n'est qu'image Les poèmes de l'intimité de [...] â–º Lire la suite
J'aime rouler sur l'autoroute, surtout la nuit. C'est propice à l'introspection. Avec du Ferré, c'est magique.
C'est trop compliqué de se torturer en se demandant pourquoi les gens vous aiment, pourquoi ils vous choisissent. L'important est qu'ils le fassent pour les bonnes raisons et que vous ayez bossé pour le mériter.
Le passé est fait pour se vivre, puisqu'il a été notre présent.
Par le téléphone ne passe que l'anodin ou le tragique, le bavardage indéfini ou la mort abrupte. Entre les deux, rien.
L'écologie est aussi et surtout un problème culturel. Le respect de l'environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux.
Les séries policières à la télévision s'arrêtent toujours au bon moment. Juste après que le malfaiteur a été arrêté et juste avant que le juge le remette en liberté.
L'horreur d'un accident qu'on découvre sur sa route provient de ce qu'il est de la vitesse immobile, un cri changé en silence (et non pas du silence après un cri).
Je voulais que mon écriture soit totale. Je voulais capturer chaque moment dans sa totalité : les fleurs dans tes bras quand tu as passé la porte, cette serviette. L'espèce d'odeur qu'elle dégage, cette matière, nos sentiments, les tiens, les miens, [...] â–º Lire la suite
La gravité passe si souvent, pour de la compétence.
J'vais tous les emmener comme prévu à la tour radio, et j'vais appeler les secours. J'vais m'assurer qu'ils puissent tous quitter cette île, tous sans exception ! Et après ça, j'te retrouverai, et j'te tuerai !
Les examens ? Après tout, pourquoi résoudrions nous en quinze jours ce que d'autres ont mis quinze ans à ne pas comprendre.
Les souvenirs du bonheur passé sont les rides de l'âme.
Les thèmes de la disparition, de l'identité, du temps qui passe sont étroitement liés à la topographie des grandes villes.
- Ça fait vraiment du bien de chier un coup ! Vous croyez en Dieu ? il faut pas se demander si on croit en Dieu mais si Dieu croit en nous. J'avais un ami qui s'appelait Gonvalski, on était déportés ensemble [...] â–º Lire la suite