On peut voir le nécessaire, le comprendre, le vouloir, l'aimer même, tout en se sentant pénétré d'une douleur infinie.
Notre incapacité à poser les questions de fond et à comprendre que nos constructions suicidaires sont réfutables me sidère.
La vie d'un honnête homme est quelque chose de très plat. Que lui reste-t-il, puisqu'il s'est retranché le désir de plaire ? Il aime sa femme, si l'on peut aimer une femme à qui l'on n'a pas à faire la cour.
Critiquer, c'est se mettre dans la peau de l'autre et essayer de comprendre ce qu'il a voulu faire.
On rit mal des autres, quand on ne sait pas d'abord rire de soi-même.
S'il en était ainsi, en vous serait détruit le libre arbitre, et point ne serait-ce justice de recueillir pour le bien la joie, pour le mal les pleurs.
La jeunesse est une douleur en manque de compréhension.
Qui mal cherche, mal trouve.
Les jeunes auteurs d'aujourd'hui ont oublié les problèmes du coeur humain en conflit avec lui-même, qui eux seuls peuvent donner de beaux textes. Car il n'y a que cela qui mérite d'être écrit, qui mérite toute cette douleur et toute cette sueur.
Dans les comédies homo-sexuelles lourdingues, c'était la tante qui imitait le camionneur. Désormais, c'est le camionneur qui prend des leçons auprès de la tante. Des homosexuels qui apprennent à un homme à aimer une femme !
Vos enfants vivront entourés de machines ; il faut qu'ils les comprennent et soient avec elles familiers. Les machines traitent très mal ceux qui ne les aiment pas.
Vivement que je passe l'arme à gauche, car je commence à avoir le bras droit pas mal fatigué.
La croyance en une origine surnaturelle du mal n'est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.
L'amitié n'aime ce qu'elle comprend; L'amour peut aimer ce qu'il ne comprend pas.
C'est quelquefois la critique d'un critique que nous n'aimons pas qui nous fait aimer le livre critiqué.
Si aimer est plus fort que d'être aimer, pourquoi est-ce toujours celui qui aime qui souffre ?
Qui danse mal accuse le sol d'être humide.
En toi ce que je déteste C'est le mal que je te fais.
Le contraire de l'amour est l'apathie, et la haine est vraiment la même chose que l'amour - si vous êtes si dévorés par la haine envers quelqu'un, vous pourriez aussi bien les aimer parce que vous y pensez pendant le même laps de temps.
Le vice, c'est le mal qu'on fait sans plaisir.
Je ne te pardonnerai jamais de m'avoir appris à aimer la vie.
La bonté d'une guerre se juge à la quantité de mal qu'elle fait.
Si vous ne lisez pas le journal, vous êtes mal informé. Si vous lisez le journal, vous êtes mal informé.
Celui qui souffre seul, souffre surtout par imagination ; mais l'âme dompte aisément la souffrance, quand sa douleur a des camarades d'épreuve.
En somme, refusant le mal, le colonisateur de bonne volonté ne peut jamais atteindre au bien, car le seul choix qui lui soit permis n'est pas entre le bien et le mal, il est entre le mal et le malaise.
Un baiser, qu'est-ce ? Un serment fait d'un peu plus près, un aveu qui veut se confirmer, un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer ; c'est un secret qui prend la bouche pour oreille.
N'oublions pas que toutes les croyances populaires, même les plus absurdes en apparence, reposent sur des faits réels, mais mal observés. En les traitant avec dédain, on peut perdre la trace d'une découverte.
Ce n'est pas l'instinct, mais l'éducation qui pousse à nier le mal au lieu de se blinder contre lui.
Aimer les yeux fermés, c'est aimer comme un aveugle. Aimer les yeux ouverts, c'est peut-être aimer comme un fou : c'est éperdument accepter. Je t'aime comme une folle.
Aimer le journalisme, c'est d'abord aimer son quotidien, et pas seulement ses exploits.
Un homme amoureux est un homme qui veut être plus aimable qu'il ne peut.