Quand on porte un chagrin, il faut le porter loin pour le laisser un peu s'égrener sur la route.
Quand la loi et le devoir ne font qu'un sous la religion, nul n'est vraiment conscient. Alors, on est toujours un peu moins qu'un individu.
Je crois que la relation entre un écrivain et son sujet, c'est un peu comme en amour. Vous voulez passer tout votre temps avec l'objet de votre amour.
Je voudrais voir un peu Louis XIV face à un "assuré social"... Il verrait si l'Etat c'est lui !
Une collection, c'est un peu un roman achevé. Une collection, c'est une écriture.
Le fait que les hommes tirent peu de profit des leçons de l'Histoire est la leçon la plus importante que l'Histoire nous enseigne.
Hommes et femmes, ils étaient beaux et sauvages, tous un peu violents sous leurs manières agréables et peu apprivoisés.
Le plus bel avantage d'un ciel, c'est de nous laisser croire que nous sommes attendus. Ce sont donc les chemins du ciel qui sont intéressants, car, une fois qu'on est arrivé, il n'y a évidemment rien à ajouter.
Les seuls qui ont eu un peu de sens artistique, ç'a été les papes et les rois.
Il n'y a pas moyen d'avoir de l'esprit sans être un peu méchant. La malice d'un bon mot est la pointe qui le fait piquer.
Il y a des moments où très peu de vérité suffirait à façonner l'opinion. On pourrait être détesté à un coût extrêmement bas.
Tant de conducteurs de peuples ont été, sont et seront des fanatiques, des frénétiques. La révolution chinoise s'est déroulée sous l'égide d'un homme doué d'une intuition et d'une puissance d'assimilation peu communes, méditant sans arrêt, lecteur infatigable, écrivain clair, poète sensible, élégant calligraphe, animé dans ses propos par le sens de l'équilibre et de l'humain.
- Qu'est-ce que c'est, ta folerie ? - Un Winter-Winter 53 ! - Tu crains pas d'viser un peu haut ? - Un Winter-Winter bourré à craquer ! Et des branques tellement confiants qu'y z'ont supprimé l'système d'alarme ! - Ho-ho, d'la provocation !... Mais achtung, môme !... Le Winter-Winter, c'est du spécial !... Molybdène et titane !... L'alliage infernal !... La diablerie !
Je puis me passer de sympathie comme on peut se passer de tout ; mais quand j'en retrouve un peu quelque ombre, je ne comprends plus comment on s'en passe. C'est un plaisir si immense ! C'est tout autre chose [...] â–º Lire la suite
L'enfant qui décide de ne pas laisser dormir sa mère, comment arrivera-t-il à dormir, lui aussi ?
Voilà, mon cher, ce que vous m'auriez dit si vous aviez un peu de lettres et d'esprit. Mais d'esprit, vous n'en eûtes jamais un atome et de lettres, vous n'en avez que les trois qui forment sot. Eussiez vous d'ailleurs [...] â–º Lire la suite
Les gens bien élevés viennent toujours avec un peu de retard, au cas que l'hôte ne serait pas tout à fait prêt, c'est une attention, une délicatesse.
Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène.
En fait de livres, il y a beaucoup d'épelés et peu d'élus.
Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.
La vraie insouciance, c'est de laisser les autres s'inquiéter pour soi.
Beaucoup de gens ont des idées sur la façon dont les autres devraient changer ; peu de gens ont des idées sur la façon dont ils devraient changer.
Le véritable art est de savoir ce qu'il faut laisser de côté, pas ce qu'il faut mettre.
Laisser son coeur prendre les reines, c'est aussi s'ouvrir à l'amour et se laisser agréablement surprendre par des gens déjà présents dans notre vie.
Nous vivons une époque révolutionnaire. La bonne nouvelle est que nous avons tout ce dont nous avons besoin pour laisser les combustibles fossiles dans le sol. Tout ce dont nous avons besoin, c'est que vous rejoigniez le reste du monde pour créer un avenir plus propre, plus stable et plus pacifique.
Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes.
À la Silicon Valley, vous avez souvent le sentiment que vous devez être là. Mais ce n'est pas le seul endroit où il faut être. Si je devais débuter maintenant, je serais resté à Boston. La Silicon Valley est un peu trop concentrée sur le court terme et cela me dérange.
L'homme ne cesse pas d'être un enfant même à l'âge adulte et il a besoin de la certitude que la compagne choisie ne lui réserve pas seulement l'amour d'une épouse, mais aussi un peu de cet amour maternel que toute femme porte en elle.
II vaut mieux boire peu de vin, et savoir beaucoup de choses.
On mène sa vie sous la pression d'une existence que bien peu d'entre nous peuvent se féliciter d'avoir choisie.
Je n'aime pas vraiment sortir. Je suis un peu une vieille dame. Après 23h, je me dis 'Ces jeunes ne se fatiguent jamais ?' Quand je sors, je pense à mon canapé.