La nuit, on pense mieux, la tête est moins pleine de bruit.
Les papillons de nuit ne voient jamais le soleil, c'est dommage, je suis sûr que ça leur plairait.
Il a passé une nuit avec les grenouilles, le lendemain, il s'est mis à croasser.
La servante soupire le matin et l'orphelin le soir.
Les appels d'un enfant ou d'un coq apportés de la plaine par le vent, le vol plané d'un épervier, le tintement d'un marteau qui là-bas redresse une faucille, le bruissement de l'air animent seuls cette immensité de silence et de douceur.
Les lièvres, obsédés par leur couardise, convinrent de se suicider. Ils se transportèrent donc sur une falaise au pied de laquelle se trouvait un étang. Les grenouilles, au bruit de leurs pas, se réfugièrent dans les profondeurs de l'étang. À [...] â–º Lire la suite
Le cadeau le plus précieux que nous puissions offrir à quiconque est notre attention. Lorsque la pleine conscience embrasse ceux que nous aimons, ils fleuriront comme des fleurs.
Ne remettez pas au lendemain ce que vous pouvez faire le jour même.
Une femme, c'est une présence, une odeur, un geste, un poudrier qui claque, le bruit de ses talons - plats, forcément - ou de son sac à main quand elle fouille dedans.
Tout le monde sait qu'il n'y a pas de chose normale. Il n'y a pas de définition en noir et blanc de la normale. La normale est subjective. Il n'y a qu'une version désordonnée, incohérente, stupide et pleine d'espoir de ce que nous nous sentons le plus à l'aise dans nos vies.
Ce matin je sors de chez moiIl m'attendait, il était làIl sautillait sur le trottoirMon Dieu, qu'il était drôle à voirLe p'tit oiseau de toutes les couleursLe p'tit oiseau de toutes les couleurs.
Que valent le silence, la contemplation ? Est-ce que ces valeurs peuvent encore être perçues ? Ou le silence et la contemplation sont-ils le fait de ceux qui se murent hors des souffrances d'autrui, de l'évolution du monde et de ses problèmes ?
Je te rencontre. Je me souviens de toi. Qui es-tu ? Tu me tues. Tu me fais du bien. Comment me serais-je doutée que cette ville était faite à la taille de l'amour ? Comment me serais-je doutée que tu étais fait [...] â–º Lire la suite
En ville, tenir le crottin pour parfum, préférer le silence d'un box aux rumeurs de salon, travailler plus à la perfection d'un appuyer qu'à la dilatation de son importance, c'est être sinon fou, du moins bête.
L'homme est né pour mourir. Impossible de nier l'évidence. On se rattache à tout ce qui passe et on attend. On attend le dernier métro. On attend une paire de gros nibards dans une chambre d'hôtel, une nuit d'août à [...] â–º Lire la suite
Il faut admettre qu'aujourd'hui le conformisme est à gauche. Certes, la droite n'est pas brillante. Mais la gauche est en pleine décadence, prisonnière des mots, prisonnière de son propre vocabulaire, capable de simples réponses stéréotypées, sans cesse désemparée face à [...] â–º Lire la suite
Le silence est le parti le plus sûr de celui qui se défie de soi-même.
Les deux périodes les plus heureuses de l'année sont le matin de Noël et la fin de l'école.
Plus nous ouvrons les yeux, plus la nuit est profonde ; Dieu n'est qu'un mot rêvé pour expliquer le monde, Un plus obscur abîme où l'esprit s'est lancé.
Scobie va sur ses soixante-dix ans et il a toujours peur de mourir; il a peur de se réveiller un beau matin et de s'apercevoir qu'il est mort.
L'humanité a l'oreille ainsi faite qu'elle continue à dormir quand le bruit retentit et ne se réveille qu'avec l'écho.
La trahison est une moisissure verte et douce, comme le duvet : elle ronge en silence et par l'intérieur.
La nuit dissimule les défauts et est indulgente à toutes les imperfections ; à ces heures-là, toute femme semble belle.
Chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière.
Je me répète les mots sans trop y croireJe vais égoutter du tofu cette nuitToute la nuit je serai un égoutteur de tofu
Cette nuit un cauchemar m'a réveillé donc j'estompais mes émotions. J'essayais de garder la tête froide et mes yeux pleuraient des flocons. Putain d'silence qui fait plus mal que tous mes amis s'livraient.
La philosophie est comme la Russie : pleine de marécages, et souvent envahie par les Allemands.
Rien ne nuit tant aux personnes de qualité, que le trop d'attachement aux biens.
Celui qui se nourrit du silence de Dieu finit par comprendre à quelles profondeurs on peut écouter.
Telle la nuit d'été, qui n'a pas de rives, De branche en branche passe le feu léger.
N'écoutez les conseils de personne, sinon le bruit du vent qui passe et nous raconte l'histoire du monde